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Un idiot au cinéma : Lee Kang-Sheng

ÉB

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Érik Bordeleau

Résumé de la communication

Lorsque Tsai Ming-Liang filme Lee Kang-Sheng pour la première fois, il ne peut s’empêcher de lui faire noter que quelque chose cloche dans sa manière d’acter : ses réactions sont sensiblement plus lentes que celles les autres acteurs, de sorte qu’il donne l’impression d’être impassible et décalé. Malgré les remontrances de Tsai, Lee persiste et signe : « Je suis lent. Être lent est naturel pour moi »se plaît-il à nous rappeler lorsqu’il évoque cette première d’une longue et fructueuse collaboration entre les deux hommes. Et de fait, cette lenteur proprement idiorythmique a eu, aux propres dires de Tsai, l’effet d’une révélation. Depuis lors, Lee joue en effet dans tous ses films, et il n’hésite d’ailleurs pas à soutenir que « sans le visage de Lee Kang-Sheng, je ne veux pas continuer à faire des films. » Dans le cadre de cette présentation, j’aimerais explorer plus avant la dimension éthico-esthétique de cette relation si singulière Tsai Ming-Liang et Lee Kang-Sheng. Comment s’opère pour eux le passage de la vie à l’art, et de l’art à la vie? Comment la dimension proprement éthique de leur relation se reflète-t-elle dans ce qui constitue une des propositions cinématographiques les plus fortes de ces dernières décennies?

Contexte

section icon Date : 13 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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