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Résumé de la communication
Dans sa lecture des textes husserliens sur la temporalité, Ricœur remarque que la conscience absolue est censée constituer elle-même sa propre unité temporelle. Or, pour Ricœur, une telle unité est aporétique puisqu’elle ne parvient pas, contre sa prétention, à se constituer sans emprunts au temps objectif. La solution de Ricœur sera de faire appel au temps humain, celui de l’histoire et de la fiction, et à l’unité de l’identité narrative pour constituer l’unité temporelle du rapport à soi. Ricœur mise alors sur une structure temporelle dynamique de refiguration de l’expérience vécue du soi par une application réflexive des configurations acquises par la narration, l’histoire et la fiction. Il comble ainsi l’abîme entre le temps immanent des vécus et le temps objectif. Or, au terme d’une lecture comparative et d’une analyse des concepts, il s’avère que c’est plutôt par la notion husserlienne de « personne » que par la conscience absolue que la discussion entre ces deux auteurs trouve toute son étendue. Cette notion permet de penser la constitution de l’unité temporelle suivant un processus temporel dynamique et selon des emprunts justifiés à la temporalité immanente des vécus et au temps objectif. Ce parallèle, entre la notion de personne et la place de l’identité narrative, de la fiction et de l’histoire le passage entre le temps immanent et le temps objectif, permettra de renouveler et d’alimenter le débat entre Husserl et Ricœur.
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