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Pierre-Olivier Lemieux
Cette étude a analysé la mécanique de l’arthropathie de rupture de coiffe (ARC) à l’aide du modèle numérique de l’épaule AnyBody™. Le modèle d’ARC simulait 3 aspects cliniques connus: une rupture massive de la coiffe des rotateurs (RMCR) supéro-postérieure, une migration supérieure statique de la tête humérale, et un contact entre la tête humérale, la glène et l'acromion avec friction (Figure 1). Les mécaniques de l'ARC avec et sans friction ont été étudiées en analysant: la puissance du deltoïde, la distribution de la force de contact à la glène et à l'acromion, le moment de friction et l’angle d’élévation maximal. Des élévations dans le plan frontal (FR), scapulaire (SC) et sagittal (SA) ont été simulées. Le modèle d'ARC sans friction prédit que la migration de la tête humérale diminue la puissance du deltoïde de 18% (FR: 13%, SC: 17%, SA: 25%). L’insuffisance du deltoïde jumelée à la RMCR induit une force acromiale anormale équivalant à environ 50% de la force glénoïdale (FR: 53%, SC: 53%, SA: 45%) et limite l’élévation à 77° (FR: 80°, SC: 87°, SA: 65°). La friction accentue ce phénomène en augmentant la proportion de force acromiale (61%) et en diminuant l’élévation (< 50°). Le présent modèle d'ARC, qui montre que le plan d'élévation et la friction arthritique pourraient influencer la mécanique de l'ARC, est sans précédent. Cette étude montre également que l’outil de simulation AnyBody™ s'avère utile à l'étude de pathologies musculosquelettiques complexes.
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