Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Alex Tremblay Lamarche : Université libre de Bruxelles / Université Laval
Cette communication vise à montrer l'importance de la recherche en histoire dans l'intégration des communautés d'expression anglaise du Québec au reste de la population. Pour ce faire, nous nous pencherons sur la visibilité que l'histoire procure et démontrerons l'intérêt de cette discipline pour désamorcer les préjugés sur les rapports qu'entretiennent les anglophones et les francophones entre eux. Pour ce faire, nous examinerons comment les anglophones sont perçus et intégrés dans le récit que les francophones font de l'histoire du Québec. Nous nous appuierons ensuite sur les recherches que nous menons sur les loisirs des élites anglophones et francophones à Québec au lendemain de la Confédération pour montrer que ces rapports ne sont pas aussi antagoniques que la population le perçoit. En nous basant sur les annuaires municipaux et sur un dépouillement des six principaux journaux de l'époque, nous prouverons que les loisirs offrent aux membres des différents groupes culturels plusieurs occasions de se côtoyer, voire de développer des relations harmonieuses. Enfin, nous insisterons sur les effets de la diffusion de la recherche en histoire. En montrant les apports des communautés anglophones dans l'histoire du Québec et que les rapports avec celles-ci étaient plus harmonieux que ne l'a laissé sous-entendre l'historiographie, les intervenants actuels seront à même de favoriser la compréhension entre cette communauté et les autres groupes linguistiques du Québec.
Organisé par le Centre de ressources pour l’étude des Cantons-de-l’Est (CRCE) et le Réseau de recherche sur les communautés québécoises d’expression anglaise (RRCQEA), en partenariat avec Quebec Community Groups Network et l’Équipe de recherche interuniversitaire sur la littérature anglo-québécoise (ÉRILAQ), le colloque aborde les façons de lier la recherche sur les communautés d’expression anglaise du Québec à la politique et à l’intervention.
Nous explorerons divers aspects de ce thème, notamment :
Comment la recherche universitaire officielle, spécialisée dans des domaines comme la littérature ou la sociologie, pourrait‑elle contribuer à soutenir les communautés d’expression anglaise du Québec et à renforcer leur vitalité? Comment les groupes communautaires et les responsables des politiques (pouvoirs publics et organisations non gouvernementales) pourraient‑ils accéder à la recherche et l’interpréter de manière significative dans leur travail?
Comment pourrions‑nous, en tant que collectivité, élaborer des projets de recherche à la fois dynamiques et participatifs, et favoriser le transfert des connaissances tout en tenant compte des besoins des chercheurs et de ceux des membres de la communauté?
Quelles possibilités, voire quels défis, accompagneront la création de liens entre chercheurs, groupes communautaires et pouvoirs publics?
Quelle infrastructure de recherche (groupes de chercheurs, bibliographies, sites Web, colloques, etc.) est nécessaire pour améliorer l’efficacité des partenariats entre représentants des secteurs de la recherche, des pouvoirs publics et de la communauté?
Le colloque abordera ces questions lors de séances (et de tables rondes) organisées par discipline : éducation, histoire, diversité et immigration, économie, santé, littérature. Une table ronde portera également sur l’état de la recherche dans son ensemble.