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Olivier Collin-Haubensak : UQAM - Université du Québec à Montréal
La limite latitudinale nordique caractérisée par l’interface toundra-taïga est une importante zone de transition en termes de végétation globale, de rétroactions climatiques, de biodiversité et de colonisation humaine, même si sous l’holocène (depuis 10.000 ans) l’impact humain fut minime. Cette limite s’étend sur plus de 13.000 km autour de l’hémisphère nord et traverse des zones aux caractéristiques environnementales et climatiques fort différentes et sensibles aux variations extrêmes de divers facteurs auxquels les espèces répondent à des degrés différents. Le premier d’entre eux est la sensibilité aux extrema d’amplitude d’insolation. S’y ajoutent un ensemble composite de facteurs internes au climat terrestre, mais aussi biogéographique qui participe à l’évolution de la nature de sols, des cycles végétatifs et de migration. Toutefois, le problème auquel est d’abord confronté le dendroclimatologue en étudiant l’évolution de cette limite nordique est le caractère vague de sa définition. Ainsi, où commence la limite nordique alors que celle-ci présente des caractéristiques variées inhomogènes selon la zone ? Après avoir établi plus clairement comment se délimite cette frontière aujourd’hui et dans le temps en observant l’évolution globale des espèces dominantes sous l’holocène, il s’agit de s’interroger sur les causes profondes de ces variations et de projeter comment celle-ci évoluera dans le contexte des changements climatiques actuels.
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