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Pauline Claude : Université de Montréal
Le trouble affectif saisonnier (TAS) est défini par un état dépressif développé en hiver où les individus sont sujets à des symptômes atypiques de la dépression. Bien qu’il semble être déclenché par des facteurs environnementaux, à savoir des variations saisonnières d’ensoleillement, certaines données tendent à indiquer que des facteurs génétiques doivent aussi être impliqués dans ce trouble, suggérant alors l’existence d’une histoire évolutive qui permettrait d’expliquer et de mieux comprendre son émergence au sein des populations humaines. Une des hypothèses pouvant donc être émise est que le TAS soit le résultat d’une sélection positive au cours de notre passé évolutif. Les avancées récentes en génétique moléculaire nous permettent désormais d’y apporter directement des éléments au niveau génétique. Deux outils statistiques issus de ce domaine d’expertise ont été utilisés pour détecter et déterminer les patrons de signaux de sélection positive dans un ensemble de gènes pertinents pouvant être reliés au TAS afin de les comparer aux patrons de distribution du trouble à travers différentes populations. Les résultats de cette étude exploratoire ne semblent pas supporter l’hypothèse proposée concernant l’évolution de la maladie. Cependant, malgré les nombreuses limites engendrées par la nature des données et une contrainte de temps restreint, un bon nombre d’observations intéressantes a pu être mis en évidence et mériterait davantage d’attention dans des recherches futures.
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