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Nathalie Auger : INSPQ - Institut national de santé publique du Québec
Cette étude comprend 2 292 237 naissances simples au Québec de 1981 à 2008. Les indicateurs sont les naissances prématurées (<37 semaines de gestation) et le faible poids pour l'âge gestationnel (PAG, <10e percentil pour l'âge gestationnel et le sexe). Les rapports de cotes et les différences de taux pour les naissances prématurées et de faible PAG ont été calculés pour les groupes de langue maternelle anglophone versus francophone, et ont été ajustés selon l'âge maternel, l'éducation, le statut marital, l'immigration et les naissances antérieures. Les tendances dans le temps et selon le lieu de résidence (Montréal métropolitain, autres centres métropolitains, villes de tailles moyennes, le reste du Québec) ont été analysées.
Globalement, les taux de prématurité et de faible PAG à la naissance sont plus bas chez les anglophones que chez les francophones, mais les tendances dans le temps et par région varient selon l'indicateur de naissance. Au fil du temps, les femmes francophones ont une probabilité plus élevée d'avoir des naissances très prématurées (<28 semaines de gestation) comparé aux anglophones, mais il n'y a pas de différence entre les deux groupes pour la prématurité intermédiaire (28 à 36 semaines de gestation). Par contre, les inégalités dans le faible PAG se réduisent au fil du temps : les taux chez les francophones diminuent rapidement et rejoignent ceux des anglophones.
Organisé par le Centre de ressources pour l’étude des Cantons-de-l’Est (CRCE) et le Réseau de recherche sur les communautés québécoises d’expression anglaise (RRCQEA), en partenariat avec Quebec Community Groups Network et l’Équipe de recherche interuniversitaire sur la littérature anglo-québécoise (ÉRILAQ), le colloque aborde les façons de lier la recherche sur les communautés d’expression anglaise du Québec à la politique et à l’intervention.
Nous explorerons divers aspects de ce thème, notamment :
Comment la recherche universitaire officielle, spécialisée dans des domaines comme la littérature ou la sociologie, pourrait‑elle contribuer à soutenir les communautés d’expression anglaise du Québec et à renforcer leur vitalité? Comment les groupes communautaires et les responsables des politiques (pouvoirs publics et organisations non gouvernementales) pourraient‑ils accéder à la recherche et l’interpréter de manière significative dans leur travail?
Comment pourrions‑nous, en tant que collectivité, élaborer des projets de recherche à la fois dynamiques et participatifs, et favoriser le transfert des connaissances tout en tenant compte des besoins des chercheurs et de ceux des membres de la communauté?
Quelles possibilités, voire quels défis, accompagneront la création de liens entre chercheurs, groupes communautaires et pouvoirs publics?
Quelle infrastructure de recherche (groupes de chercheurs, bibliographies, sites Web, colloques, etc.) est nécessaire pour améliorer l’efficacité des partenariats entre représentants des secteurs de la recherche, des pouvoirs publics et de la communauté?
Le colloque abordera ces questions lors de séances (et de tables rondes) organisées par discipline : éducation, histoire, diversité et immigration, économie, santé, littérature. Une table ronde portera également sur l’état de la recherche dans son ensemble.
Thème du colloque :