Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Reinelde Landry : Chercheur indépendant
Dans le contexte de changements structurels et pédagogiques prescrits, comment les directions d'établissement scolaire peuvent-elles favoriser la transmission de l'information, la construction de savoirs professionnels pour agir de façon pertinente dans leur milieu?Ce questionnement s'installe autour d'un accomplissement professionnel à l'intérieur des nouveaux rôles que la société donne à l'école. Dans un univers marqué par un intérêt pour des nouveaux savoirs, du renouveau et une culture de créativité à dimension sociale, le défi de maintenir une vision à long terme demeure constant.Les situations complexes inédites et floues que les directions ont à gérer sollicitent leur capacité de création et d'adaptation, leur motivation à relever les défis, leurs attitudes et leurs valeurs, pour exercer l'influence souhaitée. D'où l'importance de développer des habiletés mentales pour orchestrer des tâches complexes qui nécessitent des réajustements constants. Par la pratique réflexive, les directions d'établissement peuvent analyser leurs pratiques et celles des autres, devenir pleinement conscientes de la nature de leurs interventions, capables de recadrer des situations à partir d'expériences ou de connaissances théoriques antérieures. Et dans un processus collectif de remise en question et d'élaboration de nouveaux modes de penser, elles peuvent faire construire des savoirs dans l'action et dégager des pistes nouvelles de réflexion et d'action.
Dans la turbulence actuelle, les enjeux du monde du travail se traduisent par des problèmes multiples, tels les phénomènes de souffrance au travail, de maladie mentale ou de perte de sens. La gravité de la situation demande de réexaminer les cadres d’intervention actuels afin de faire le point sur leurs ancrages et sur les pratiques. Alors que les jeunes générations créent des entreprises au mode de gestion horizontal, on constate qu’il est le reflet d’une pression sociale vers une plus grande participation aux prises de décision, un appel au dialogue, un besoin d’écoute et une volonté de trouver des espaces de parole. Si les motifs sont clairs, les processus communicationnels qui incarnent ces aspirations démocratiques commencent à interpeler l’organisation. Il ne s’agit plus de dicter, de conduire ou de contrôler le changement, mais de susciter et de mobiliser le savoir. Cet éclatement du cadre managérial bouleverse le pouvoir et les relations, en mobilisant les capacités créatives et l’intelligence collective (IC). Comprise comme la capacité d’une organisation à unir les intelligences et les connaissances pour atteindre un objectif ainsi que la capacité d’un collectif à se poser des questions et à chercher les réponses, l’IC se manifeste lorsque les capacités cognitives et affectives sont mobilisées en mode de co‑création. L’animation d’une telle dynamique appelle des processus particuliers. Il s’agit ici d’explorer ces pratiques à la lumière de la montée de l’intérêt pour l’IC, donc pour le changement émergent, et de faire le point sur les pratiques de soutien, d’intervention, d’animation et de mobilisation de l’IC. À partir d’une ontologie processuelle de l’émergence, on interrogera la diversité, l’altérité et l’identité des personnes et du collectif à travers des modèles génératifs de transformation, incluant les enjeux éthiques, les ancrages dans la complexité et des thèmes tels que sensible, dialogue, conscience, présence et créativité.
Titre du colloque :
Thème du colloque :