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Shady Rahayel : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les déficits olfactifs sont impliqués dans la symptomatologie préclinique de la maladie d'Alzheimer (MA) et de la maladie de Parkinson (MP). Nous avons procédé à une méta-analyse dans le moteur de recherche PubMed afin de déterminer a) les tâches olfactives déficitaires dans chacune des pathologies et b) la présence d’un patron différentiel de déficits olfactifs. À partir de critères stricts, 81 études, impliquant des patients diagnostiqués d’une MA ou d’une MP appariés à des sujets contrôles sains, ont été incluses. Les résultats (d de Cohen) suggèrent qu'autant les patients diagnostiqués d'une MA que d'une MP sont davantage affectés sur l'identification (2.18 et 1.86 respectivement) et la reconnaissance (3.20 et 1.15) des odeurs que sur le seuil de détection des odeurs (0.96 et 1.41). Toutefois, les patients diagnostiqués d’une MP présentent un déficit plus élevé sur le seuil de détection des odeurs que ceux diagnostiqués d’une MA. Cela suggère que la MP s’accompagne préférentiellement de déficits olfactifs de bas niveau (perception) alors que la MA s'accompagne de déficits olfactifs de haut niveau, c’est-à-dire reposant sur des processus cognitifs tels que la mémoire à long terme. Un test de seuil de détection des odeurs représenterait donc l'évaluation à privilégier afin de différencier les patients présentant une MA de ceux présentant une MP.
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