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Les nouvelles configurations des métiers du social : formation et professionnalisation en Belgique

MH

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Mejed Hamzaoui : Université libre de Bruxelles

Résumé de la communication

Le travail social est conduit, sous l'effet de la « mondialisation de l'économie », de la crise de l'emploi et de l'ébranlement de la société salariale, à repenser et à redéfinir son champ d'intervention, de formation et de lien social. Des débats, des recherches empiriques, des mesures politiques et des pratiques pédagogiques et sociales dévoilent progressivement un travail social en gestation doté d'un référentiel basé sur la formalisation des compétences professionnelles (référentiel de formation et de métier) et d'une nouvelle technologie d'intervention sociale. Ce social en gestation constitue un analyseur intéressant de la mise en œuvre du processus de recomposition de la formation et de la professionnalisation des métiers du social. Le référentiel en gestation s'accompagne d'une polyvalence des tâches qui amène à dire que nous avons besoin des formations et des nouveaux profils des professionnels du social, différents des anciens profils des professions canoniques (assistants sociaux, éducateurs spécialisés, animateurs socioculturels, travailleurs médico-sociaux...). Abordant la question de nouvelles configurations des métiers du social en Belgique, trois points essentiels qui structurent notre intervention : De quel social en gestation parlons-nous ? Comment l'uniformisation des pratiques professionnelles et de formation s'est-telle imposée comme référentiel incontournable de l'intervention sociale ? Quelles sont les effets structurants de cette configuration ?

Résumé du colloque

Dans une perspective comparative dans l'espace francophone, ce colloque entend analyser en quoi les pratiques de formation en travail social sont « impactées » et comment elles se positionnent face aux transformations des professionnalisations du travail social. Au plan international, il y a un certain nombre de défis communs : la multiplication des référentiels, l’injonction de performance publique, la réduction de l’autonomie des professionnels, la mise à distance de la question de l’éthique, la « protocolisation » du travail social, la réduction des formes du travail ensemble, la place croissante des experts, etc. Comment les dispositifs de formation se saisissent-ils de ces questions en termes de pratiques de formation? Les professions du travail social ont connu de profondes mutations depuis leurs débuts historiques se situant pour la plus ancienne avec la figure de l’assistante sociale. Chaque pays connaît des configurations singulières en termes de professionnalisation aboutissant à la création, ou non, de diplômes spécifiques en intervention sociale. Au-delà des contextes nationaux, les processus de professionnalisation sont à analyser selon les dynamiques de coopération internationales, qu’elles soient induites par des cadres réglementaires ou par des accords de partenariat internationaux. Dans ce contexte en profonde mutation, nous voulons examiner et repenser la dynamique des processus de professionnalisation du travail social, qu’elles s’opèrent au plan institutionnel par le recours aux hautes écoles ou aux formations universitaires. Un regard critique sera porté sur l’apparition et la généralisation des référentiels de compétences, entre technicisation et perte d’autonomie des professionnels, le cadre prescriptif et l’activité réelle de l’intervention sociale. Comment se croisent la pensée réflexive entre praticiens du social et espaces de formation, les parcours de professionnalisation et la constitution des savoirs d'expérience?

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 7 mai 2012

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