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Lieux et personnages de l'errance : Métis de la rivière Rouge, Caboclo de l'intérieur de l'Amazonie

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Brigitte Thiérion : Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3

Résumé de la communication

A propos de son roman Tchipayuk ou le chemin du loup (1987), Ronald Lavallée a déclaré avoir voulu écrire sur « les origines des rapports ambigus entre les Canadiens français, les Canadiens anglais et les métis. » La saga d'Askik, ce « revenant », incarne la destinée d'un homme issu de deux cultures, rejeté de toutes parts et condamné à l'errance. Nous analyserons les marques de ce rejet, notamment dans son rapport à la terre. Dans une perspective comparatiste, nous analyserons la représentation littéraire du caboclo amazonien, un être socialement discriminé, victime lui aussi de n'être ni tout-à-fait amérindien, ni tout-à-fait blanc. Frappé d'invisibilité ou d'exclusion, il est lui aussi condamné à l'errance, ou relégué dans des lieux périphériques et socialement tombés en disgrâce. Pour cela, nous nous appuierons sur des exemples empruntés à des auteurs tels que Milton Hatoum ou Benedicto Monteiro

Résumé du colloque

L’approche de la précarité est largement liée à celle de l’exclusion sociale dans le monde globalisé. La situation de précarité est souvent caractérisée par une idée de fragilité découlant d’une distribution irrégulière des ressources dans une société. En fonction de ce caractère incertain et aléatoire de la distribution des revenus, plusieurs personnes ou groupes sociaux sont obligés de vivre des situations dangereuses de la vie quotidienne, familiale et sociale. Par conséquent, les effets extrêmes de précarité mènent à l’émergence de phénomènes d’exclusion caractérisés par des situations objectives de privation, de relégation ou d’enfermement dans des espaces sociaux marqués comme négatifs et violents. L’exclusion apparaît alors autant comme le fruit de politiques socio-économiques injustes que comme le résultat d’itinéraires de vie interrompus par des bouleversements abrupts produits par une situation de violence extrême (guerres, conflits, génocides, viols, etc.).

Selon une seconde orientation interprétative, celle de la prise en compte de l’oubli, qui se combine sans difficulté avec la précédente (précarité et exclusion), il s’agit d’observer les recompositions sociales que la mondialisation engendre, lesquelles collaborent au gommage de groupes fragilisés de l’avant-scène sociale. L’oubli surdétermine ainsi la violence sous toutes ses formes : interpersonnelles, sociales, institutionnelles.

En analysant ainsi des œuvres artistiques brésiliennes et canadiennes (littérature, cinéma, média, peinture, patrimoine matériel et immatériel) ainsi que des situations historiques et géographiques, nous formulerons certaines questions susceptibles d’engager des débats dans ce colloque.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Rita OLIVIERI-GODET
section icon Date : 7 mai 2012

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