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Mobilité chez les aînés habitant les banlieues de la première couronne : projets de mobilité chez les aînés de Lachine et du Vieux-Longueuil

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Paula Negron Poblete : Université de Montréal

Résumé de la communication

Les métropoles québécoises présentent un important vieillissement de leur population, notamment dans les banlieues de première couronne. Il y donc lieu de se demander dans quelle mesure ces milieux de vie permettent à leurs résidents âgés de demeurer mobiles et de maintenir un mode de vie actif. À partir d'une série d'entretiens semi-dirigés réalisés auprès de résidents âgés du Vieux-Longueuil et de Lachine (région de Montréal), nous avons analysé les motifs derrière leurs déplacements et les stratégies adoptées pour surmonter les barrières à la marche présentes dans leurs différents parcours. Les résultats indiquent que les personnes âgées sont conscientes de l'importance de la marche à pied pour demeurer en santé. Malgré un état de santé parfois précaire, elles demeurent mobiles (déplacements nombreux et sur de longues distances) et très actives. Pour plusieurs, la combinaison transport en commun-marche permet d'élargir l'espace-action, souvent au-delà du quartier de référence. De nombreuses barrières à la marche existent au sein des quartiers, plusieurs en lien avec l'accessibilité automobile. Des interventions rapides sont nécessaires pour permettre aux aînés de vivre de manière autonome au sein de leur quartier, et de maintenir leur mobilité individuelle.

Résumé du colloque

Longtemps considérée comme le simple résultat des effets de friction de l’espace sur l’accessibilité des territoires, la mobilité est aujourd’hui davantage considérée comme un élément contribuant à la constitution du capital territorial, soit l’ensemble des ressources au sein d’un territoire qu’un individu peut mobiliser pour améliorer ses conditions de vie et de bien-être. Cette forme de capital varie en fonction du territoire de référence, des ressources disponibles au sein de celui-ci et des compétences individuelles. Avoir la maîtrise de sa mobilité constitue ainsi une source de pouvoir et contribue au développement et au maintien des identités individuelles et collectives. Or, l’étalement urbain, rendu possible par l’évolution des technologies de transport et plus visible avec le phénomène de métropolisation, crée des espaces de vie complexes et étendus, où les déplacements sont nombreux, où les échanges en face à face de plus en plus difficiles et où peuvent émerger divers conflits.

De plus en plus, les recherches sur la mobilité vont au-delà du couple mobilité-déplacement pour s’intéresser davantage au lien entre la mobilité et la qualité de vie, mettant en relief les différences et l’évolution des compétences de mobilité individuelles ainsi que des perceptions et des significations des déplacements et des territoires. Le droit à la mobilité est-il devenu le nouveau droit à la ville? Les potentiels de mobilité risquent-ils de créer et d’accentuer des inégalités spatiales, voire d’engendrer de nouvelles situations d’exclusion s’ajoutant à celles déjà bien connues? En s’intéressant au couple mobilité-interaction, le colloque traite de la mobilité à la fois comme source d’inclusion et d’exclusion et surtout comme génératrice et tributaire de pratiques spatiales émergentes. Il aborde la mobilité (et l’immobilité) en s’intéressant davantage aux échanges, aux possibilités d’interactions qu’elle permet… ou pas.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 7 mai 2012

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