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Joshua Bleser : Organisme de bassin versant de la Yamaska
Environ 20 % des Québécois répartis sur 90 % du territoire dépendent de l'eau souterraine pour leur alimentation en eau potable. Par le fait même, cette ressource naturelle a une valeur inestimable. Elle fait partie intégrante du cycle de l'eau et subit ainsi, tôt ou tard, les mêmes pressions que l'eau de surface, découlant des activités humaines et de notre mode d'occupation du territoire. Pourtant, l'eau souterraine est invisible et elle n'a été « domptée » que récemment par la science.
Les utilisateurs de l'eau souterraine étaient jadis à la merci de sourciers, auxquels plusieurs civilisations attribuaient des pouvoirs surnaturels; ces utilisateurs, et les gestionnaires de la ressource, sont maintenant plutôt à la merci d'hydrogéologues professionnels. Heureusement, ces derniers ont un vif intérêt à participer au transfert de connaissances, afin de s'assurer que les nouvelles données sur la qualité, la quantité, la vulnérabilité et l'écoulement de l'eau souterraine permettent une utilisation et une gestion judicieuses de la ressource. Au Québec, nous témoignons donc de partenariats riches et variés entre scientifiques, instances gouvernementales et partenaires régionaux, notamment des organismes de bassins versants, des MRC et des agriculteurs. C'est ainsi que foisonnent des approches et outils novateurs visant à améliorer la protection, la gestion et la gouvernance régionales de l'eau souterraine. Plusieurs de ces efforts collaboratifs seront présentés pendant la séance.
Partout dans le monde, les eaux souterraines sont de plus en plus sollicitées pour l’approvisionnement en eau des populations, l’agriculture et les industries; elles jouent également un rôle crucial dans le fonctionnement des écosystèmes. Le contexte québécois ne fait pas exception. Au cours des dernières années, la question des eaux souterraines au Québec a fait l'objet de débats et d'inquiétudes, qu’il s’agisse de contamination ou de surexploitation. Il devient maintenant primordial de connaître cette ressource, à la fois en termes de quantité et de qualité. Depuis 2009, les projets de recherche sur les eaux souterraines se sont multipliés dans plusieurs universités du Québec. Ce colloque permet de regrouper des chercheurs de plusieurs disciplines menant des travaux sur l’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines et ceux qui travaillent sur l’utilisation de ces connaissances dans le but d'assurer un développement durable du territoire et de ses ressources en eau. Des chercheurs d’autres pays œuvrant dans ce secteur vital sont invités à venir partager leurs connaissances et leur savoir-faire. Ce colloque fournit l’occasion aux chercheurs de présenter l'avancement des connaissances, de partager les résultats de leurs travaux et d'échanger sur les nouvelles techniques de caractérisation des aquifères. Les connaissances acquises sur les eaux souterraines et les milieux géologiques aquifères doivent également être transférées aux gestionnaires du territoire et utilisées à leur plein potentiel pour assurer une protection efficace et une gestion durable de cette ressource. Les organismes de bassins versants et différents ministères sont particulièrement invités à partager leurs préoccupations et les approches mises en œuvre sur le territoire. Ce colloque permet d'établir un dialogue entre chercheurs et utilisateurs des connaissances dans le but de répondre aux questions qui sont au cœur des débats actuels.