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Rachel Bélisle : Université de Sherbrooke
Dans une évaluation récente du Programme d'aide
pour favoriser le retour en formation des 16-24 ans, les chercheurs et
chercheuses mettent la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) au
cœur de deux pistes d'action (Bourdon, Bélisle, Yergeau, Gosselin, Garon et
Thériault, 2011). Dans sa politique gouvernementale d'éducation des adultes et
de formation continue (Gouvernement du Québec, 2002), l'État québécois fait de
la RAC sa quatrième orientation structurante. Au Québec, ce sont surtout les
acteurs de l'éducation et de la formation des adultes, de l'emploi et de
l'immigration qui sont mobilisés sur cette
question (Bélisle, Gosselin et Michaud, 2010). La RAC peut être perçue comme un
domaine large de pratiques (Bélisle, 2006) où se côtoient les mesures
officielles donnant accès à des unités, crédits, attestations, certificats,
titres délivrés par l'État ou un de ses mandataires et des démarches
structurées, mais moins formelles, comme de nombreuses variantes en milieux
communautaires (Bélisle, 2011). Cette communication s'appuie sur deux
recherches (Bourdon et al., 2011; Bélisle, Michaud, Bourdon et Garon, 2008) qui
traitent de reconnaissance d'acquis extrascolaires de jeunes adultes de retour
aux études secondaires (formation générale ou formation professionnelle). Elle
propose de décrire quelques défis du partenariat dans le développement actuel
de la reconnaissance des acquis et des compétences de jeunes adultes.
Depuis les années 1980, le partenariat et la continuité sont au cœur de transformations importantes dans les services de proximité aux jeunes et aux familles. Ces transformations veulent mettre le citoyen et la communauté au cœur des différents systèmes de services afin de mieux répondre à leurs besoins. Si, d’un côté, les critiques de l’État tutélaire ont favorisé une implication plus grande des acteurs de la société civile dans la dispensation de services aux jeunes, de l’autre, les restructurations des administrations publiques sont souvent réalisées dans le prolongement des idéaux de performance et de restrictions financières associés aux principes de la nouvelle gestion publique. De surcroît, si les services changent, il semble que les besoins des jeunes évoluent en continuité des transformations sociales et de la famille depuis une trentaine d’années. Les jeunes sont confrontés à des défis différents de ceux auxquels devaient faire face les jeunes dans les décennies précédant les années 1970. L’allongement de la jeunesse, la désynchronisation des seuils du passage à la vie adulte en sont un exemple. Certains arguent que les situations d’exclusion qu’ils vivent se sont complexifiées, pendant que d’autres mettent en évidence les carences accrues et les difficultés personnelles des jeunes. C’est dans ce contexte que s’inscrit ce colloque sur le partenariat et la continuité des services à la jeunesse. En effet, thème à la mode dans le réseau de la santé, depuis de nombreuses années, plusieurs initiatives visent l’amélioration de la continuité dans le domaine de la jeunesse. Le colloque vise à mettre en valeur des travaux empiriques ou conceptuels afin d’analyser les dynamiques de partenariat et de continuité.
Thème du colloque :