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Preuve de faisabilité de l'utilisation de téléphones mobiles pour la mesure continue et personnalisée de l'exposition sonore des travailleurs au Québec

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Romain Dumoulin : École de technologie supérieure

Résumé de la communication

Les mesures d'exposition sonore ont pour objectif d'évaluer les risques pour la santé auditive avant de déclencher si besoin des actions de réduction du bruit et un programme de prévention. Les campagnes de mesures ont comme principaux inconvénients leur cout et les difficultés de mise en oeuvre associées. Dans ce contexte, les nuisances sonores peuvent parfois être peu ou pas documentées avec des relevés dosimétriques individuels rares et peu actualisés. Le projet présenté lors de la communication tente de répondre à cette problématique avec l'utilisation de téléphones mobiles "intelligents" pour une mesure continue et personnalisée de l'exposition sonore. Les retombées potentielles du projet sont multiples : une évaluation simple des risques de surdité pour chaque travailleur, une meilleure sensibilisation grâce à une information personnalisée et actualisée, une sélection adéquate des protecteurs auditifs tenant compte de l'exposition individuelle. Dans un premier temps, les résultats de la recherche portant sur la validation de l'utilisation des téléphones comme dosimètre seront présentés. Dans un deuxième temps, après la présentation d'une expérience similaire, les enjeux liés à la transférabilité au milieu de la santé et sécurité au travail seront discutés.

Résumé du colloque

Ce colloque interrogera les chercheurs du réseau sur les liens entre le savoir et l’action dans le domaine de la santé et sécurité au travail (SST), selon une perspective propre aux réflexions menées par le RRSSTQ incluant, entre autres, sur la dynamique de l’usager en transfert de connaissances. La santé et la sécurité au travail est profondément tributaire des décisions qui se prennent au quotidien dans les organisations, mais aussi des grandes orientations sociétales et des profondes mutations en cours. Ses acteurs sont multiples et les transformations implantées dans les milieux de travail – qu'elles soient techniques, organisationnelles ou en termes de main-d’œuvre – s’instaurent à un rythme de plus en plus rapide. Il nous apparaît que dans certains cas, le savoir scientifique ne précède plus les grandes transformations. Les technologies, en particulier, évoluent à un rythme de plus en plus désynchronisé avec le savoir. Plus que jamais, la question se pose donc : « quel savoir devons-nous développer pour bénéficier un impact réel et positif sur la SST? ».

Le colloque désire mettre l’accent en particulier sur trois aspects : 1) La modernisation du régime de SST, car il est susceptible d’avoir un impact important sur la dynamique savoir-agir; 2) Les problématiques émergentes en SST, en particulier les nanotechnologies, l’intégration de la jeune main-d’œuvre et les emplois verts; 3) Les problématiques qui sont en forte progression, telles les problèmes de santé psychologique et l’intégration de la main-d’œuvre immigrante.

Le savoir, tel qu’on l’entend dans ce colloque, réfère aux connaissances, mais aussi aux expériences, aux perspectives et aux représentations. Il réfère au savoir des chercheurs mais aussi à celui issu des milieux que ces premiers cherchent à décoder. L’agir réfère en particulier aux décideurs, quel que soit leur niveau.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Gabrielle Legendre
section icon Date : 7 mai 2012

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