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Jean-Francois Rajotte : MIT - Massachusetts Institute of Technology
La recherche de nouvelles interactions fondamentales se fait traditionnellement par la construction d'accélérateurs de plus en plus puissants. Le raisonnement est simple, par la fameuse relation E=mc2, l'énergie de ces particules accélérées sera transformée, lors de collisions, en masse de particules jusqu'ici trop massives pour avoir été produites dans les accélérateurs de plus faibles énergies. Ces particules peuvent être les messagères de nouvelles forces pouvant élucider certains mystères persistants de l'univers tel la matière sombre et l’asymétrie matière-antimatière. La production de particules par de hautes énergies est techniquement de plus en plus difficile. Pourtant, la nature est beaucoup plus généreuse qu'il n'y parait, grâce, notamment, au caractère quantique des interactions. Par le principe d'incertitude, la conservation d'énergie peut être violée pour temps très court, le temps d'une interaction. La trace de ces interactions serait perdue dans la mer des interactions électromagnétiques si ce n’était de sa signature particulière de violation de la parité. L’interférence quantique nous permet d’isoler ce signal distinct dont la seule source connue est l’interaction faible et peut être calculée avec une extrême précision. L’expérience Qweak, à forte participation canadienne, mesure ce signal d’interférence avec une précision dépassant une partie par million. Toute divergence avec le Modèle Standard sera une signature de nouvelle interaction.
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