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Marc Cuesta : Université McGill
Une désintégration progressive du rythme veille-sommeil a été observé chez les patients souffrant de la maladie de Huntington (MH) et chez un modèle de souris R6/2 pour cette maladie. Les rythmes biologiques, dont le rythme veille-sommeil, sont contrôlés par l’horloge circadienne principale située au sein des noyaux suprachiasmatiques (NSC). Dans les NSC des souris R6/2, les mécanismes moléculaires permettant de générer les oscillations circadiennes sont perturbées. En tentant de restaurer et/ou maintenir le rythme veille-sommeil, tout d’abord chez des souris R6/2 via l’utilisation de différents facteurs, nous espérons in fine pouvoir améliorer le bien-être et les fonctions cognitives des patients MH. Nous avons tenté de réactiver la rythmicité des SCN en les stimulants avec des facteurs connus pour affecter leur synchronisation. Nous avons testé l’activité physique (via l’accès à une roue), la luminothérapie ou l’association des deux. Tous les traitements, appliqués chroniquement, ont retardé la désintégration du rythme veille-sommeil chez les souris R6/2 et amélioré la synchronisation photique des NSC. Le traitement couplant luminothérapie et accès à une roue a permis de retarder de cinq semaines l’apparition des troubles de la rythmicité circadienne, c’est-à-dire peu de temps avant le décès des animaux. Ces traitements non-pharmacologiques sont prometteurs car ils pourraient être mis en place rapidement et facilement chez les patients atteints de MH.
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