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Michel SÉNÉCAL : Université TÉLUQ
Depuis une quinzaine d’années, nous avons assisté à un renouveau de la critique sociale. Le forum social mondial (FSM) de 2001 à Porto Alegre (Brésil) et ceux qui ont suivi témoignent de ces dynamiques sociales parfois renouvelées, parfois inédites. Or, force est de constater que l’université, pourtant historiquement l’un des principaux lieux de la contestation sociale, a plutôt semblé en décalage avec cette mouvance, au sein des études en communication comme dans d’autres secteurs des sciences humaines et sociales pendant plusieurs décennies. Ce constat tendrait à confirmer le « naufrage de l’université » dorénavant au service du capitalisme globalisé, si l’on en croit Michel Freitag (1998). Toutefois, plusieurs initiatives récentes ont valorisé la dimension critique des travaux en communication.
L’usage du terme « critique » relève tout d’abord d’une démarche épistémologique. C’est l’idée de faire appel à la raison afin de pouvoir s’interroger sur la « réalité » tout en considérant n’avoir au mieux qu’un accès partiel à celle-ci. Pratiquer la raison nécessite de prendre du recul par rapport à ses propres convictions et de préférer la réalité à des illusions confortables ou à des simplifications abusives. Enfin, le terme « critique » peut également renvoyer à la nécessité de porter un regard un tant soi peu global sur notre monde. Or, à ce sujet, il est possible de se demander si l’hyperspécialisation, certes nécessaire à l’approfondissement des connaissances, ne constitue pas un réel problème en transformant les chercheurs en experts incapables de formuler un avis en dehors de leur champ spécifique de compétences, ce qui interdit quasiment toute position critique.
« Où (en) est la critique en communication? » Telle est la question centrale à laquelle nous souhaitons répondre dans le cadre de ce colloque international sur le rôle et la place de la critique dans les recherches en communication.
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