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Paul Zanazanian : Université McGill
La recherche sur la conscience historique des anglo-québécois en termes de vitalité communautaire est très limitée. Malgré la possibilité qu'ils partagent, indépendamment de leur diversité culturelle, un contour général d'une mémoire collective commune, leur ambivalence concernant leur place dans la société québécoise est néanmoins claire. Étant quelque peu frustrés ou confus par le fait d'être souvent exclus d'un « Nous » collectif, notamment dans le programme d'histoire nationale et dans la mémoire des francophones, les anglo-québécois sont concernés par des enjeux d'appartenance, des sentiments d'impuissance et des doutes quant à leurs capacités à mobiliser et influencer la société. Nous examinerons le degré auquel des jeunes anglo-québécois partagent un sentiment commun d'appartenance et de cohésion en tant qu'anglophones lorsqu'ils se souviennent de l'histoire du Québec. Faisant partie d'une étude plus large sur la conscience historique et les rapports intergroupes entre jeunes anglophones et francophones, nous nous concentrerons ici sur la question suivante : comment des élèves anglophones développent-ils un savoir-être et un savoir-agir en tant que Québécois? En examinant les extraits de discours touchant sur les rôles que ces derniers attribuent aux francophones et sur les idées associées aux relations intergroupes dans le passé partagé, nous ressortirons quelques points communs de leur identification groupale et de leur rapport à la majorité franco-québécoise.
Organisé par le Centre de ressources pour l’étude des Cantons-de-l’Est (CRCE) et le Réseau de recherche sur les communautés québécoises d’expression anglaise (RRCQEA), en partenariat avec Quebec Community Groups Network et l’Équipe de recherche interuniversitaire sur la littérature anglo-québécoise (ÉRILAQ), le colloque aborde les façons de lier la recherche sur les communautés d’expression anglaise du Québec à la politique et à l’intervention.
Nous explorerons divers aspects de ce thème, notamment :
Comment la recherche universitaire officielle, spécialisée dans des domaines comme la littérature ou la sociologie, pourrait‑elle contribuer à soutenir les communautés d’expression anglaise du Québec et à renforcer leur vitalité? Comment les groupes communautaires et les responsables des politiques (pouvoirs publics et organisations non gouvernementales) pourraient‑ils accéder à la recherche et l’interpréter de manière significative dans leur travail?
Comment pourrions‑nous, en tant que collectivité, élaborer des projets de recherche à la fois dynamiques et participatifs, et favoriser le transfert des connaissances tout en tenant compte des besoins des chercheurs et de ceux des membres de la communauté?
Quelles possibilités, voire quels défis, accompagneront la création de liens entre chercheurs, groupes communautaires et pouvoirs publics?
Quelle infrastructure de recherche (groupes de chercheurs, bibliographies, sites Web, colloques, etc.) est nécessaire pour améliorer l’efficacité des partenariats entre représentants des secteurs de la recherche, des pouvoirs publics et de la communauté?
Le colloque abordera ces questions lors de séances (et de tables rondes) organisées par discipline : éducation, histoire, diversité et immigration, économie, santé, littérature. Une table ronde portera également sur l’état de la recherche dans son ensemble.