pen icon Colloque
quote

Construction de la professionnalité enseignante des enseignants de la formation professionnelle : une analyse critique de la littérature anglo américaine

FS

Membre a labase

Frédéric Saussez : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Au Québec, les enseignants débutants en formation professionnelle (FP) sont engagés dans un processus de transition professionnelle entre l'exercice d'un métier dont ils sont experts reconnus au métier d'enseignant pour lequel ils doivent construire une expertise dans le cadre d'une formation en cours d'emploi. Durant cette transition, la personne doit donc se donner les moyens de faire face aux exigences d'une nouvelle situation qui exige d'elle un nouveau rôle social pour l'exercice duquel elle doit acquérir de nouveaux modes de penser, d'agir, de parler et de ressentir. Dans le cadre de cette transition, les nouveaux apprentissages concernent notamment, l'appropriation d'instruments lui permettant de construire du sens au regard de son rôle et de son travail en tant qu'enseignant (Robson, Bailey et Laskin, 2004) ainsi qu'à la manière dont il réinvestit progressivement le métier et le savoir pour les transformer en objet d'apprentissage (Clow, 2001). Le but de cette communication est de présenter les résultats d'une analyse critique de la littérature anglo américaine sur la construction de cette nouvelle professionnalité par les enseignants de FP et sur cette base, de problématiser les processus d'apprentissage et de développement professionnels des enseignants de la formation professionnelle.

Résumé du colloque

Depuis plusieurs années, les milieux politiques et éducatifs ont mis en œuvre différentes avenues pour valoriser la formation professionnelle (FP) au Québec. Une de ces avenues concerne les exigences des programmes de FP. En effet, ils exigent désormais la maitrise de savoirs conceptuels, technologiques, analytiques et logiques, et de plusieurs matières de base (mathématiques, français, anglais, etc.). Ils permettent de former des individus compétents et qualifiés. Ces éléments ont eu des répercussions sur les programmes de formation des enseignants de ce secteur. Pour ces raisons, à l’automne 2003, le baccalauréat en enseignement professionnel subit une refonte majeure, devient un programme de 120 unités et la seule voie d’accès au brevet d’enseignement. Les objets de cette réforme concernent le renforcement de la formation psychopédagogique, l'augmentation de l’espace accordé au développement des compétences de métier et l'accroissement substantielle de la durée de la formation pratique (MEQ, 2001). Par ailleurs, et contrairement aux autres secteurs de formation à l’enseignement, les étudiants en enseignement de ce secteur occupent déjà, à 81%, un poste d’enseignant dans un centre de FP où ils ont été recrutés sur la base de leur expertise de métier (Deschenaux, Monette et Tardif, 2011) ; ce n’est qu’une fois en poste qu’ils amorcent leur formation universitaire. Cette réalité et ces changements politico-éducatifs ont représenté des défis pour l’implantation du BEP pour toutes les universités offrant le programme et pour tous les acteurs impliqués dans cette réforme. Des questions et des débats suscités par cette réalité ont animé les enseignants, les cadres, les conseillers et les syndicats de la FP. Plusieurs chercheurs ont étudié différents aspects de cette transition professionnelle. Où en sommes-nous dans l’implantation de ce baccalauréat, près de dix ans plus tard? Où en sommes-nous dans nos réflexions liées à la formation à l’enseignement en FP?

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 8 mai 2012

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :