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Jean-Marc Lange : Université de Montpellier
Cette communication, effectuée sur un mode prospectif empiriquement étayé, vise à proposer des repères théoriques permettant de penser et de dépasser les tensions, voire les contradictions, pouvant exister entre volonté émancipatrice de l'éducation et finalité d'engagement. Ces tensions seront examinées selon un cadre de pensée issue des courants sociologique, philosophique et pédagogique pragmatistes. S'agit-il de développer chez les élèves seulement une pensée critique ou bien d'avantage une pensée dialectique capable d'appréhender les enjeux de société actuels ?
Comment participer à son niveau à la résolution de ces défis sans verser dans une adhésion non questionnée à des solutions fournies clés en main et répondant à une logique purement comportementaliste, ce qui relèverait d'un technocratisme insupportable ? Quelle place et rôle accorder aux savoirs si on retient une finalité d'engagement ? Comment rendre ce projet opératoire et acceptable pour les acteurs de l'éducation ? Ce sont ces questions qui seront examinées pour l'enseignement général et obligatoire.
??L’environnement est au cœur de débats sociaux sur des questions émergeantes, en particulier autour de projets de « développement » qui soulèvent des mouvements de résistance. Il s’agit alors de « questions socialement vives » qui interpellent le monde de l’éducation. Pensons aux problématiques associées au gaz de schiste, aux changements climatiques, à la déforestation, aux OGM, etc. Comment l’éducation peut-elle se saisir de telles situations conflictuelles pour questionner la dimension écologique de notre identité et pour explorer les dynamiques d'engagement individuel et collectif?
L’environnement est la trame essentielle de nos vies : air, eau, aliments, etc. Ce que nous sommes est relié aux caractéristiques des environnements dans lesquels nos vies se déploient. En retour, nous transformons nos environnements en fonction de notre identité, de notre vision du monde et de nos engagements. Notre rapport à l'environnement est directement lié à notre façon de nous engager dans le monde, individuellement et collectivement, dans les différentes sphères des nos vies quotidiennes comme à travers l'action de nature politique.
Ce colloque aborde les questions d’identité et d’engagement par le prisme de l’éducation relative à l’environnement (ERE) dont l’une des visées est le développement d’une écocitoyenneté et la contribution à l'avènement d'une « démocratie écologique » où les débats deviennent source d'apprentissage collectif.
Les communications traiteront de situations éducatives ou apporteront des analyses et réflexions tant en ce qui concerne les milieux d'éducation formelle (aux différents ordres d'enseignement) que les milieux non formels (ONG, parcs, musées, etc.) et les contextes informels (dont l'apport des médias).