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Estimation de l'évapotranspiration dans les tourbières à partir de la variation du niveau diurne du niveau piézométrique

RR

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Rado Ravonjiarivelo : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Dans l'étude hydrologique d'une tourbière, l'établissement du bilan hydrique est une étape majeure. Dans ce calcul, l'évapotranspiration (ET) est une composante souvent difficile à évaluer. Les méthodes habituelles d'estimation de l'ET sont soit imprécises, onéreuses ou exigeantes en termes de paramètres physiques. La méthode des variations diurnes des niveaux de nappe est une alternative intéressante, mais n'a encore jamais été utilisée dans les milieux tourbeux. Ce travail a pour objectif de vérifier si cette méthode est applicable aux tourbières du Québec méridional. Des chroniques de variations diurnes des niveaux piézométriques pour des tourbières des régions de Bécancour, de Lanoraie, du mont Covey Hill et d'Amos ont été utilisées pour estimer la perte d'eau par ET en période estivale. À chaque site, les niveaux horaires ont été mesurés de mai à novembre. Le coefficient d'emmagasinement de la tourbe a été évalué à partir variations des niveaux de nappe suite aux événements pluvieux. Par exemple, pour la tourbière de Lanoraie, l'ET estimée entre juin et septembre 2007 pour 7 piézomètres installés dans la tourbe est en moyenne de 405 mm (coefficient d'emmagasinement de 0.46), soit une valeur très similaire à celle obtenue avec la méthode de Penman-Monteith (414 mm) pour la même période. Les résultats montrent que la méthode est valide pour les tourbières du Québec méridional et pourrait devenir une alternative peu coûteuse et fiable d'estimation de l'ET d'une tourbière.

Résumé du colloque

Partout dans le monde, les eaux souterraines sont de plus en plus sollicitées pour l’approvisionnement en eau des populations, l’agriculture et les industries; elles jouent également un rôle crucial dans le fonctionnement des écosystèmes. Le contexte québécois ne fait pas exception. Au cours des dernières années, la question des eaux souterraines au Québec a fait l'objet de débats et d'inquiétudes, qu’il s’agisse de contamination ou de surexploitation. Il devient maintenant primordial de connaître cette ressource, à la fois en termes de quantité et de qualité. Depuis 2009, les projets de recherche sur les eaux souterraines se sont multipliés dans plusieurs universités du Québec. Ce colloque permet de regrouper des chercheurs de plusieurs disciplines menant des travaux sur l’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines et ceux qui travaillent sur l’utilisation de ces connaissances dans le but d'assurer un développement durable du territoire et de ses ressources en eau. Des chercheurs d’autres pays œuvrant dans ce secteur vital sont invités à venir partager leurs connaissances et leur savoir-faire. Ce colloque fournit l’occasion aux chercheurs de présenter l'avancement des connaissances, de partager les résultats de leurs travaux et d'échanger sur les nouvelles techniques de caractérisation des aquifères. Les connaissances acquises sur les eaux souterraines et les milieux géologiques aquifères doivent également être transférées aux gestionnaires du territoire et utilisées à leur plein potentiel pour assurer une protection efficace et une gestion durable de cette ressource. Les organismes de bassins versants et différents ministères sont particulièrement invités à partager leurs préoccupations et les approches mises en œuvre sur le territoire. Ce colloque permet d'établir un dialogue entre chercheurs et utilisateurs des connaissances dans le but de répondre aux questions qui sont au cœur des débats actuels.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 8 mai 2012

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