Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Marie-Claude Jean : Université Laval
Les jeunes conducteurs automobiles, particulièrement ceux âgés entre 16 et 24 ans, représentent un groupe à risque élevé d'accidents de la route. Pour réduire les risques encourus par ces derniers, le gouvernement du Québec a réintroduit les cours de conduite automobile obligatoires en janvier 2010. Parallèlement à cette mesure, une tarification maximale fixée à 825 $ fut introduite. Cette dernière suscite de nombreux enjeux, dont la rentabilité des écoles de conduite et l'accessibilité financière des cours pour les jeunes et leurs parents. L'évaluation réalisée avait pour but d'étudier, à partir des préférences des diverses parties prenantes, les prédispositions à payer des consommateurs et les prédispositions de l'industrie à accepter des compensations financières pour maintenir une offre de cours de qualité dans l'ensemble de la province. Cette présentation permettra donc de mieux comprendre la méthodologie déployée pour répondre aux interrogations de l'administration publique, ainsi que les réponses apportées par l'évaluation réalisée.
Dans une perspective de transfert de ses expertises et de ses résultats de recherches évaluatives, le Centre de recherche et d’expertise en évaluation (CREXE) de l’ENAP propose un colloque sur l’évaluation de programme et des politiques publiques (www.crexe.enap.ca).
Ce colloque s'intéresse à l’évolution de la pratique de l’évaluation au cours des quinze dernières années. Il examine aussi la complexité grandissante du contexte dans lequel l’évaluation des politiques gouvernementales se déploie (par exemple, les changements dans les modalités d’actions de l’État) et s’intéresse aux évolutions rendues incontournables dans la praxis de l’évaluation. Trois questions importantes sont abordées : 1) Est-ce que les efforts gouvernementaux visant l’institutionnalisation et la promotion de l’évaluation ont permis de renforcer la pratique de l’évaluation? 2) Quels sont les principaux enseignements (pratiques exemplaires, conditions de succès, difficultés, etc.) de la pratique évaluative dans les différents secteurs de l’intervention gouvernementale (santé et services sociaux, affaires autochtones, développements durable et économique, protection du consommateur, affaires municipales)? 3) Quels sont les défis à relever pour les prochaines années en matière d’évaluation des politiques publiques et d’utilisation des résultats de l’évaluation?
Les conférenciers, qui proviennent de la communauté des évaluateurs-praticiens, des secteurs gouvernementaux (provincial et fédéral), universitaires et privé, exploreront la nature et l’ampleur des défis auxquels sont confrontés les évaluateurs et les gestionnaires au Québec, au Canada et à l’international, relativement à la pratique de l’évaluation de programme. Ils offriront aussi des réponses inspirantes, transférables et adaptables aux exigences de la pratique évaluative dans divers secteurs d’intervention. Un intérêt particulier sera accordé aux praxis de l'évaluation par rapport à la conceptualisation herméneutique.