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Alireza Jalali : Université d'Ottawa
Contexte :
L'Apprentissage par Équipe (APE) est une méthode d'enseignement innovatrice développée par Michaelson1 pour l'enseignement de grandes classes.
L'APE s'appuie sur la division de la classe en petits groupes et intègre des éléments d'évaluation de l'équipe.
À l'Université d'Ottawa, les sessions de l'APE ont été utilisées pendant le programme d'études médicales de premier cycle dans les laboratoires d'anatomie.
Objectifs/questions :
Le but de cette étude était d'évaluer la mise en place de l'APE dans l'enseignement d'anatomie.
Notre question de recherche principale était:
Quelles sont les perceptions des étudiants et des professeurs de l'APE et comment ils voient ses avantages et ses défis?
Méthodes :
On a utilisé la méthode d'évaluation qualitative en organisant deux groupes de discussion, un en anglais et l'autre en français. On visait à recueillir les rétroactions des étudiants et professeurs concernant leurs perceptions de l'APE.
Résultats :
Notre analyse des données à aboutit aux plusieurs conclusions clés. Cette présentation élaborera ces conclusions et nous discuterons des avantages et des défis dans la mise en œuvre de l'APE dans les laboratoires d'anatomie.
En après-midi, un atelier d'environ 90 minutes sur le fonctionnement de l'APE sera donné aux participants intéressés.
1. Michaelsen, L.K., Knight, A.B,, & Fink, L.D. (2002). Team-based learning: a transformative use of small groups in college teaching. Sterling VA: Stylus Publishing.
Comment enseigner l’anatomie humaine aux étudiants de médecine d’aujourd’hui et de demain? Quels sont les besoins des futurs médecins et comment y répondre au mieux? C’est le thème du colloque que nous proposons. La question n’a rien de trivial, elle alimente discussions et publications depuis plus de 25 ans et la controverse ne semble pas aboutir. L’enseignement de l’anatomie humaine dans les facultés de médecine s’est considérablement modifié en trois décennies. Le cours traditionnel d’anatomie - environ 250 heures avec dissection complète d’un cadavre en laboratoire pour tous les étudiants des années précliniques - n’est plus que l’exception : trop dispendieux et d’une efficacité plus que discutable si l’on considère la rétention des acquis chez des étudiants qui n’en comprennent souvent pas l’utilité. Le développement de l’apprentissage par problèmes ou par études de cas et autres modules d’auto-apprentissage a entraîné une diminution drastique de l’enseignement de toutes les sciences fondamentales et donc de l’anatomie. La dissection a pratiquement disparu du curriculum, souvent réservée aux formations postgrades quand les laboratoires n’ont pas été tout simplement fermés. Mais n’a-t-on pas « jeté le bébé avec l’eau du bain »? Radiologistes et chirurgiens se plaignent du manque de connaissances de leurs résidents. Ils n’ont ni le temps ni l’envie de faire de la formation fondamentale. Jeunes médecins et résidents disent se sentir souvent moins sûrs d’eux particulièrement en anatomie. Doit-on revenir en arrière? Certainement pas, mais on se doit de repenser l’enseignement de l’anatomie qui doit s’adapter aux besoins actuels, aux avancées spectaculaires de l’imagerie médicale et des techniques chirurgicales qui nécessitent plus que jamais une compréhension tridimensionnelle du corps humain. Et la formation médicale doit en tenir compte. En réunissant cadres et enseignants, étudiants et médecins, nous espérons faire progresser la réflexion.
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