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Femmes autochtones : quand l'arbre et l'écorce ne sont qu'un. Articulation des questions de genre dans l'engagement des femmes autochtones en Asie

JR

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Josée-Anne Riverin : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Depuis le début des années 1980, les peuples autochtones sont graduellement parvenus à influencer l'agenda politique international. Or, si parmi les figures du mouvement autochtone l'on retrouve des femmes résolument investies dans la lutte, force est de constater que les questions et revendications de genre demeurent largement occultées. En raison de leur identité de femmes et d'autochtones, celles-ci semblent parfois se retrouver à la croisée des chemins : mettre de l'avant les situations de discrimination qui les affectent comme femme ou œuvrer à la survie culturelle et physique de leur peuple dans un contexte où les droits individuels n'occupent qu'une place marginale voire inexistante. Devant ce dilemme, comment les femmes autochtones engagées parviennent-elles à concilier ces différents aspects identitaires? Y parviennent-elles vraiment? Le souhaitent-t-elles seulement? Une recherche exploratoire auprès de femmes autochtones activistes au sein du mouvement autochtone en Asie a permis de développer une meilleure compréhension de cette négociation entre sujet individuel et collectif. Au-delà des différents motifs rendant difficiles l'inclusion des aspects de genre, les stratégies que les femmes rencontrées mettent de l'avant pour réconcilier ces questions en harmonie avec les enjeux collectifs qui les lient à leur peuple et les valeurs culturelles propres à leur système traditionnel méritent que l'on s'y attarde.

Résumé du colloque

Les mouvements sociaux ont été et demeurent à l’avant-garde du progrès social. On ne compte plus les manifestations organisées contre les inégalités, les injustices et l’absence de démocratie. Ces manifestations donnent lieu à des mouvements parfois puissants et durables. Plusieurs d’entre eux remettent en cause des rapports de domination, que l’on pense au mouvement des femmes, à la mobilisation LGBT, aux actions antiracistes. D’autres s’articulent à des luttes sociales comme le mouvement ouvrier et syndical, les mouvements étudiants, l’altermondialisation. Actives dans tous ces mouvements, des féministes tentent d’articuler et de décliner toutes les formes d’émancipation.

Il nous semble intéressant de repérer certaines convergences mais aussi les dissonances entre les féminismes et les autres luttes et mouvements sociaux. Le féminisme a-t-il laissé ses marques dans les autres formes de résistances? Le rapport entre le personnel et le politique constitue-t-il un point de convergence avec les luttes des femmes, permettant, par exemple, une personnalisation de l’implication ou une identification avec la cause? Qu’en est-il de la non-différenciation entre la fin et les moyens? De la critique de l’autorité et du pouvoir?

On a historiquement reproché aux groupes de gauche de reproduire la hiérarchie des sexes et des genres et de négliger les préoccupations féministes. Certaines études laissent à penser que cette hiérarchie des luttes existe aussi dans des luttes actuelles (altermondialiste, étudiante) ou du moins elles montrent la difficile prise en charge des analyses féministes par des mouvements et luttes mixtes. À l’occasion de ce colloque, nous aimerions mettre en lumière des éléments d’intégration et de non-intégration.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Rachel Chagnon
section icon Date : 8 mai 2012

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