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Ariane Montpetit : Université d'Ottawa
Ceci est la première étude épidémiologique investiguant l’association entre l’hypertension gestationnelle et les comportements d’opposition-défiance (COD) avant l’âge de deux ans. L’objectif de cette étude est de déterminer s’il existe une telle association, et ce, indépendamment, ou non, du sexe, du poids à la naissance, de la durée de gestation et de la primiparité pour 5 COD analysés séparément. Les données ont été recueillies dans le cadre de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ÉLDEQ). Les résultats démontrent que la chance relative de piquer des crises de colère («temper tantrums») de façon fréquente est diminuée chez les enfants dont la mère a souffert d’hypertension gestationnelle. Cela s’avère également vrai pour trois autres COD lorsqu’on tient compte de la primiparité ; les enfants premiers nés ayant une chance relative moindre de manifester de façon fréquente tous les COD pris en compte. Cependant, les enfants premiers nés dont la mère a souffert d’hypertension gestationnelle ont plus tendance à manifester souvent un des COD (pas de remords après s’être mal conduit). En conclusion, ces résultats suggèrent que la présence de l’hypertension gestationnelle pourrait réduire de façon substantielle la capacité de l’enfant à affirmer son autonomie face à ses parents à un moment opportun du développement, et ce, dans le contexte où la majorité des enfants manifestant des COD de façon fréquente à 17 mois ne le font plus à 29 mois.
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