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Anne-Sophie Gousse-Lessard : UQAM - Université du Québec à Montréal
Qu'est-ce qui mène les individus à adopter une conduite écologique et à s'engager activement en matière d'environnement ? Nous croyons que la passion fait partie de la réponse. Le modèle dualiste de la passion (Vallerand et al., 2003) définit la passion comme étant une vive inclination envers une activité (ou une cause) qui nous définit, que l'on aime, que l'on valorise et dans laquelle on investit régulièrement temps et énergie. Il existe deux types distincts de passion: la passion harmonieuse et la passion obsessive. Les résultats de nos recherches dans le domaine de l'environnement démontrent que la passion est un prédicteur important de comportements écologiques (e.g., recyclage) et activistes (e.g., établir un système de covoiturage au travail) (Gousse-Lessard et al., 2011). De plus, les deux types de passion mènent à différentes approches quant à la sensibilisation et à l'éducation relative à l'environnement. En effet, la passion harmonieuse prédit l'adoption d'une conduite plus modérée (e.g., organiser des activités pédagogiques sur le thème de l'environnement) alors que la passion obsessive prédit à la fois des comportements de types modérés et radicaux (e.g., grimper en haut d'un pont pour faire parler de la cause) (Gousse-Lessard, Vallerand, et al., 2011). Globalement, nos recherches soulignent le rôle clé de la passion dans l'engagement actif envers l'environnement. Nos résultats mènent à des implications importantes concernant l'éducation relative à l'environnement.
??L’environnement est au cœur de débats sociaux sur des questions émergeantes, en particulier autour de projets de « développement » qui soulèvent des mouvements de résistance. Il s’agit alors de « questions socialement vives » qui interpellent le monde de l’éducation. Pensons aux problématiques associées au gaz de schiste, aux changements climatiques, à la déforestation, aux OGM, etc. Comment l’éducation peut-elle se saisir de telles situations conflictuelles pour questionner la dimension écologique de notre identité et pour explorer les dynamiques d'engagement individuel et collectif?
L’environnement est la trame essentielle de nos vies : air, eau, aliments, etc. Ce que nous sommes est relié aux caractéristiques des environnements dans lesquels nos vies se déploient. En retour, nous transformons nos environnements en fonction de notre identité, de notre vision du monde et de nos engagements. Notre rapport à l'environnement est directement lié à notre façon de nous engager dans le monde, individuellement et collectivement, dans les différentes sphères des nos vies quotidiennes comme à travers l'action de nature politique.
Ce colloque aborde les questions d’identité et d’engagement par le prisme de l’éducation relative à l’environnement (ERE) dont l’une des visées est le développement d’une écocitoyenneté et la contribution à l'avènement d'une « démocratie écologique » où les débats deviennent source d'apprentissage collectif.
Les communications traiteront de situations éducatives ou apporteront des analyses et réflexions tant en ce qui concerne les milieux d'éducation formelle (aux différents ordres d'enseignement) que les milieux non formels (ONG, parcs, musées, etc.) et les contextes informels (dont l'apport des médias).
Titre du colloque :