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Serge Baile : Université de Toulouse
Ce travail, tiré d'un projet mené sur le terrain d'un Groupe (G2IA), aborde une double problématique de recherche : en premier lieu, d'identification, d'une part, des capacités dynamiques (relationnelles) perçues par les clients de ce Groupe qui sont déployées (activées) pour « faciliter les relations commerciales », lors d'un « appel d'offre » ; et, d'autre part, de d'identification du succès du partenariat, mesuré par le concept d'efficience de ces relations, évalué par certaines « forces » qui maintiennent les relations d'affaires. Le traitement de cette première problématique s'effectue par des allers/retours entre le terrain et les approches conceptuelles de « capacités » et de « gouvernance des relations d'affaires » - la démarche abductive valide les variables de recherche et leur construction. La seconde problématique traite de l'identification d'un modèle de causalité, c'est-à-dire effets de trois capacités relationnelles déployées dans le processus d'achat, sur l'efficience de ce processus, mesurée par trois « forces distinctes » qui maintiennent le partenariat. Les résultats obtenus valident l'hypothèse générale d'un fit important des données aux relations de dépendances supposées entre les « capacités relationnelles » et les « forces de succès - de maintien du partenariat », et celle de la structure du modèle conceptuel. Les analyses de chemins valident les hypothèses adjacentes de relations de causalité, directes vs indirectes, entre l'efficience.
Le colloque a pour sujet l’approche du « Management des capacités organisationnelles ». Ce courant de pensée s’inscrit, entre autres, dans le prolongement d’auteurs qui se réclament de l’approche basée sur les ressources (Resource Based View), de l’approche des compétences et de gestion des connaissances, et de la théorie de l’activité. Ce courant de pensée mobilise également un corpus multidisciplinaire tel que la théorie des organisations, la sociologie, la psychologie, la psychosociologie et la philosophie des sciences et des techniques. Les auteurs que l’on retrouve dans ce courant de pensée partent du postulat que les organisations sont constituées d’un ensemble de capacités organisationnelles interreliées et contextuellement situées, qui permettent de créer des produits ou des services afin de satisfaire les besoins de clients (citoyens) dans l’espace marchands (ou public). Une capacité organisationnelle est définie comme une habileté pour déployer, combiner et coordonner des ressources, des compétences et des connaissances à travers différents processus créateurs de valeur, pour atteindre des objectifs stratégiques. Une capacité organisationnelle est une routine socialement complexe qui se développe au fil du temps alors que des acteurs mobilisent des ressources pour agir dans un contexte organisationnel porteur de contraintes et de possibilités et réalisent des apprentissages particuliers. Par exemple, l'approche du management des capacités organisationnelles permet de comprendre comment une organisation doit gérer ses capacités organisationnelles pour relever les défis associés à un projet stratégique particulier. Selon l'examen de ses capacités organisationnelles, l’organisation devra soit les développer soit en créer de nouvelles pour relever les défis liés à la mise en oeuvre de sa stratégie.
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