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Michel Léger : Université de Moncton
Les écrits font état d'une sensibilité accrue aux enjeux des changements climatiques du public en général. Or, pourquoi continue-t-on à perpétuer des habitudes énergivores et sur-consommatrices si on est conscient qu'il faut se comporter de façon plus soucieuse de l'environnement ? Plusieurs études se penchent sur cet écart entre nos attitudes pro-environnementales et notre manque d'engagement envers l'environnement ; elles regardent les différents facteurs (cognitifs, affectifs et situationnels) qui peuvent influencer la décision d'adopter un comportement environnemental. Dans notre recherche, nous étudions les stratégies (compétences) mises à l'épreuve par les membres de familles qui cherchent à adopter un mode de vie durable. Nous sommes intéressés à voir comment les facteurs qui tendent à influencer l'adoption de comportements environnementaux se présentent dans le contexte de la famille, un contexte peu étudié en ErE. Sur le plan méthodologique, nous avons mené une étude multi-cas auprès de familles qui cherchaient à intégrer des comportements d'atténuation dans leur vie quotidienne. Préconisant une analyse par théorisation ancrée, nous avons aussi étudié une famille afin de mieux comprendre un cas où les membres vivaient déjà collectivement un mode de vie durable. Nos résultats montrent l'émergence de plusieurs compétences manifestées individuellement et collectivement par les membres des familles participantes : collaboration, persévérance, auto-efficacité.
??L’environnement est au cœur de débats sociaux sur des questions émergeantes, en particulier autour de projets de « développement » qui soulèvent des mouvements de résistance. Il s’agit alors de « questions socialement vives » qui interpellent le monde de l’éducation. Pensons aux problématiques associées au gaz de schiste, aux changements climatiques, à la déforestation, aux OGM, etc. Comment l’éducation peut-elle se saisir de telles situations conflictuelles pour questionner la dimension écologique de notre identité et pour explorer les dynamiques d'engagement individuel et collectif?
L’environnement est la trame essentielle de nos vies : air, eau, aliments, etc. Ce que nous sommes est relié aux caractéristiques des environnements dans lesquels nos vies se déploient. En retour, nous transformons nos environnements en fonction de notre identité, de notre vision du monde et de nos engagements. Notre rapport à l'environnement est directement lié à notre façon de nous engager dans le monde, individuellement et collectivement, dans les différentes sphères des nos vies quotidiennes comme à travers l'action de nature politique.
Ce colloque aborde les questions d’identité et d’engagement par le prisme de l’éducation relative à l’environnement (ERE) dont l’une des visées est le développement d’une écocitoyenneté et la contribution à l'avènement d'une « démocratie écologique » où les débats deviennent source d'apprentissage collectif.
Les communications traiteront de situations éducatives ou apporteront des analyses et réflexions tant en ce qui concerne les milieux d'éducation formelle (aux différents ordres d'enseignement) que les milieux non formels (ONG, parcs, musées, etc.) et les contextes informels (dont l'apport des médias).
Thème du colloque :