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Isabelle Hudon : Université Laval
Le projet de recherche « La participation citoyenne, l'engagement civique et l'efficacité politique de personnes membres de comités d'usagers ou d'associations » vise à connaître la vision, l'expérience et l'expertise des personnes, ainsi que la perception qu'elles ont de leur participation citoyenne, de leur engagement civique et de leur efficacité politique. Il porte sur le processus de socialisation politique par lequel des personnes ayant une déficience intellectuelle, une déficience physique ou un problème de santé mentale acquièrent et développent des compétences civiques, au sein d'associations de promotion et de défense des droits ou au sein de comités d'usagers. S'inscrivant dans une perspective constructiviste, la démarche méthodologique donne accès au vécu des personnes dans sa profondeur. Dans le cadre de focus groups qui ont été réalisés, chaque personne a notamment raconté sa trajectoire de participation. À partir d'une analyse de plusieurs de ces récits, différents types de parcours seront présentés, ainsi que différents profils de participation. Il sera aussi question du rôle de la « condition » de la personne dans son parcours, de ses motivations à participer et des impacts de la participation sur sa vie et sur son intégration sociale.
La participation à la définition des valeurs collectives et à la construction du changement social constitue un enjeu de taille pour la démocratie, la solidarité, la justice et l’inclusion dans les sociétés contemporaines. Qu’il s’agisse de promouvoir la confiance envers l’institution démocratique et l’État ou de favoriser la cohésion entre les membres d’une même communauté, l’injonction morale et politique à participer aux enjeux collectifs est forte et suit de multiples voies : commissions d’enquête publiques, référendums locaux, budgets populaires, conseils de quartiers ou d‘arrondissements, etc.
Et pourtant, plus rien ne semble en mesure de contenir la tendance à l’abstention lors des grands rendez-vous électoraux, ni l’abandon de la gestion des affaires publiques aux seuls élus. De même, certaines formes d’engagement plus quotidiennes, entraide, bénévolat, militantisme, trouvent de moins en moins d’adeptes parmi la population. Comment expliquer le hiatus qui apparaît ainsi de plus en plus clairement entre l’idéal de démocratie et les volontés individuelles? Comment et pourquoi participe-t-on à la vie de nos collectivités? Comment les gens perçoivent-ils leur engagement et leur contribution à la qualité de la vie sociale? Quelles sortes de leviers les milieux de vie peuvent-ils offrir pour soutenir l’engagement social et politique?
Les deux journées s’articuleront autour de trois thèmes principaux : (1) voies et logiques de l’engagement démocratique; (2) engagements diversifiés et démocratie; (3) pratiques et éthique de la participation démocratique.
Thème du colloque :