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La création de patrimoines culturels scientifiques numériques : une possible continuité du développement des plateformes de diffusion de revues savantes

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Annick Hernandez

Résumé de la communication

La constitution de patrimoines numériques (scientifiques ou culturels) par essence hétéroclites, implique la mise en commun de données variées, éparpillées et plus ou moins complexes qui ne sont pas habituellement regroupées. Comment mettre à la disposition des internautes ces ressources de manière intelligible? Quelle structure, quels protocoles, quelles métadonnées, quels outils devront être utilisés ou élaborés pour harmoniser ce foisonnement de données?

Nous nous demanderons dans cette présentation si la création/diffusion de patrimoines numériques ne constitue pas une suite naturelle aux activités des diffuseurs numériques de revues savantes; ces derniers ont en effet eu à se poser les mêmes questions de catalogage, de stockage, de distribution et de procédures d'échange pour développer leurs plateformes de diffusion. Nous ferons un tour d'horizon des enjeux de ce possible passage, nous essaierons de dégager des ressemblances et des divergences dans les approches, puis nous essaierons de voir si l'espace créé par ces mises en évidence est infranchissable ou si l'expérience acquise dans la mise en ligne de collection de revues savantes peut être récupérée pour d'autres mises en ligne.

Nous terminerons cette réflexion en parlant de la nécessaire complémentarité des collections de revues savantes et des autres collections, susceptibles de former les patrimoines numériques, et grâce à quelques exemples, nous montrerons le potentiel et la richesse de ces croisements.

Résumé du colloque

Les bibliothèques numériques représentent un secteur d’activités et de recherche actif depuis une quinzaine d’années. Né de l’informatique, il en dépasse les frontières : il vise les systèmes contenant des collections de ressources numériques (textes, images, vidéos...) avec les services assurés aux utilisateurs sur la base de politiques définies. Si le volet technologique a prédominé dans les débuts des travaux de recherche et de développement, ce domaine d’étude est aujourd'hui véritablement multidisciplinaire et interpelle les chercheurs en sciences de l’information (bibliothéconomie et archivistique), en muséologie, en informatique, en traitement automatique de la langue (sur le contenu textuel) ou en droit (sur les droits d’auteur relatifs à la diffusion); à ceux-ci s’ajoutent tous les champs d’application qui bénéficient de la mise sur pied d’une bibliothèque numérique spécialisée.

Des exemples de bibliothèques numériques incluent les suivantes : Érudit (« Portail canadien de revues, de dépôt d'articles et d'ouvrages électroniques »); Europeana (contenant « les ressources numériques des musées, des bibliothèques, des archives et des collections audiovisuelles européennes »); le projet Gutenberg (collection de livres numérisés); le Musée virtuel de la Nouvelle-France; Synergies (plateforme de diffusion et de résultats de la recherche en sciences humaines et sociales publiés au Canada); The Internet Archive; le Google Art Project. Il en existe des centaines, sinon des milliers d’autres.

Les bibliothèques numériques ont des aspects technologiques et sociaux intimement reliés : la technologie développée vise à faciliter le repérage de sources d’information et l’accès à celles-ci dans le but de mieux servir ses utilisateurs. Mais plusieurs questions restent en suspens, dont les enjeux juridiques de la diffusion, la technologie utile à déployer, les politiques à établir et les modèles économiques à développer. C'est ce que ce colloque vise à explorer.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 8 mai 2012

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