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Nancy Leclerc
Au Québec, le vécu des pratiquants du bouddhisme tibétain est peu connu et encore moins, la pratique bouddhiste tibétaine. De nos jours, des pratiquants de différentes origines partagent non seulement des lieux communs, mais aussi à certains égards, une pratique bouddhiste commune. Dans cette ère moderne où des personnes québécoises avec ou sans passé bouddhiste se côtoient, il est à propos de vouloir comprendre comment la diversité culturelle se dessine et s'accommode dans le cadre d'une pratique culturelle particulière. La recherche qualitative, privilégiée dans cette recherche, permet de comprendre, par le discours et le vécu des pratiquants, leur pratique bouddhiste.
Notre objectif général est de comprendre la pratique bouddhiste de pratiquants québécois de trois origines différentes et ainsi, en dégager la culture de pratique d'un temple bouddhiste au Québec. Les objectifs spécifiques sont les suivants : 1) dégager les pratiques bouddhistes individuelles et collectives chez les Québécois d'origine québécoise, vietnamienne et tibétaine au temple bouddhiste Manjushri ; 2) dégager les transformations personnelles, sociales et culturelles qui surviennent au contact du bouddhisme tibétain ; 3) dégager les formes d'appartenance culturelle au bouddhisme tibétain ; et 4) dégager la culture de pratique du temple Manjushri.
Le progrès scientifique prédisait le déclin, voire l’extinction de la religion. Pourtant, elle est d’actualité. Nous envisageons dans le cadre de ce colloque d’explorer les mutations du religieux dues à la migration. D’un côté, des immigrants reçus s’installent aspirant à être acceptés dans leurs identités culturelles, y compris religieuses. De l’autre, des réfugiés, privés des droits de citoyens, cachés du débat public, bien que présents dans la société tentent de préserver leurs pratiques religieuses. En parallèle, une émigration intra-religieuse se développe pour fournir des cadres ecclésiaux, là où ils sont en pénurie.
Comment les croyants issus de toutes les traditions participent-ils à la production de nouvelles catégories identitaires ? Est-ce qu’ils adoptent, rejettent ou négocient la religion ? Sujets citoyens, ils vivent, pour les uns, une « acculturation », c’est-à-dire un changement dans les modèles originaux de pratiques du fait d’un « contact continu et direct » avec des cultures différentes, et pour les autres, une « inculturation », c’est-à-dire l’insertion de leur expérience religieuse dans l’enrichissement de la culture religieuse de la société d’accueil. Au-delà de leur perception par les populations locales, l’installation définitive de ces croyants met en lumière des zones de tension souvent attribuées à un conflit axiologique plutôt qu’à des politiques d’intégration. Or, cette perception d’une opposition de valeurs semble bien illusoire, car il s’agit d’un processus complexe de négociation entre les valeurs d’ici et d’ailleurs, une négociation qui commence avant tout avec une reconnaissance réciproque et une déconstruction des préjugés. Ce colloque permettra de mieux cerner les transformations religieuses dans la perspective d’expériences issues de parcours migratoires particuliers.
Axe 1 – Femmes et religions
Axe 2 – Communautés religieuses et pratiques
Axe 3 – Gestion du religieux
Axe 4 – Questions théoriques
Axe 5 – Diversité religieuse et État