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La « glocalisation » des savoirs entre reconnaissance institutionnelle standardisée et contextualisation des espaces linguistiques : La réponse du GERFLINT.

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Serge Borg : Université de Franche-Comté

Résumé de la communication

Véritable laboratoire mondial d'édition scientifique plurilingue en réseau, mais aussi centre de formation à la pensée et à l'écriture scientifique, le GERFLINT (www.gerflint.eu) est constitué d'équipes de chercheurs en sciences humaines sur les cinq continents qui se consacrent à l'élaboration d'une revue nationale ou à visée régionale (34 à ce jour) nommée Synergies suivie du nom du pays ou groupe de pays : Synergies Brésil, Italie, Synergies Monde Méditerranéen, Pays de la Baltique, du Mékong... A partir de comités de rédaction locaux et d'un conseil scientifique supérieur et d'orientation international, la production des savoirs scientifiques se conjugue, se décline et se diffuse sur le registre d'un plurilinguisme fonctionnel qu'affiche la politique éditoriale des revues. Leur présence très importante au niveau des catalogages, des indexations, des répertoires de bases de données et dans les moteurs de recherche spécialisés, attestent leur reconnaissance institutionnelle, académique et dans la communication scientifique internationale au plus haut niveau. Depuis sa création en 1999, l'impact quantitatif du GERFLINT s'est traduit par la publication de 137 numéros, 3140 articles et plus de 15 millions de pages francophones.

Résumé du colloque

La production scientifique s’inscrit de plus en plus dans un espace de communication des savoirs où les frontières existantes sont extrêmement poreuses. Les réalités de l’interdisciplinarité s’ajoutent au contexte de mondialisation et modifient ainsi passablement le travail des scientifiques. De nouvelles revues scientifiques ont vu le jour et accueillent dans leurs pages des chercheurs de différents horizons disciplinaires. Malgré ces échanges transdisciplinaires et transcontinentaux, il demeure néanmoins que les modèles de reconnaissance du travail de qualité font de la publication en anglais non seulement un must, mais la seule avenue de reconnaissance et de promotion pour les chercheurs. Certains craignent que le tout-à-l’anglais conduise à un monolinguisme scientifique et à un appauvrissement d’une réflexion scientifique approfondie, alors que d’autres voient plutôt l’émergence de cette lingua franca des milieux de la recherche comme la seule façon, ou du moins la plus efficace, de faire avancer les connaissances. Existe-t-il une façon spécifique de produire des connaissances scientifiques selon que l’on appartienne à un espace linguistique plutôt qu’à un autre? Ces chercheurs qui publient en anglais, mais qui proviennent des autres espaces linguistiques, apportent-ils des contributions distinctes aux savoirs scientifiques diffusés largement dans l’espace anglophone? Quid de l’espace francophone et des autres espaces linguistiques? En somme, la production scientifique est-elle influencée par le contexte linguistique de provenance des chercheurs?

L’objectif de ce colloque est de lancer une réflexion autour de ces questions en invitant des chercheurs de différentes disciplines à en débattre. Le colloque s'articule autour d'une série de tables rondes où des chercheurs présentent leurs réflexions à ce sujet.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Richard Marcoux
section icon Date : 8 mai 2012

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