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La langue française dans l'enseignement supérieur en Algérie

KT

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Khaoula Taleb Ibrahimi : Université d'Alger

Résumé de la communication

L'Algérie est, certes, de par le nombre des locuteurs effectifs et/ou potentiels en langue française, un des plus grands pays francophones mais elle n'a pas adhéré au mouvement international (elle n'y est présente que comme observateur depuis le début des années 2000) alors même que la langue française occupe une place particulière et singulière dans les usages sociaux et surtout, pour ce qui concerne notre propos, dans les institutions de formation de l'enseignement supérieur.

Nous nous attacherons, donc, à mettre en évidence la place qu'occupe la langue française dans ces institutions. Dans un premier temps, nous exposerons le rôle complémentaire de langue de référence et de documentation que joue cette langue dans les formations en sciences sociales essentiellement dispensées en langue arabe puis dans un deuxième temps, nous attarderons sur les formations en sciences dites dures qui, elles, sont exclusivement dispensées en langue française pour nous interroger sur l'articulation de ces formations avec les pré-requis des étudiants qui ont, depuis la fin des années quatre-vingt, suivi leur formation dans le cycle secondaire complètement arabisé. Il s'agit, donc, de penser et réaliser tout un processus de recyclage de ces étudiants en langue française pour leur permettre de parachever leur formation supérieure initiale. Ce sont les questions d'ordre pédagogique et didactique qui sont liés à ce processus qui feront l'objet de notre intervention.

Résumé du colloque

La production scientifique s’inscrit de plus en plus dans un espace de communication des savoirs où les frontières existantes sont extrêmement poreuses. Les réalités de l’interdisciplinarité s’ajoutent au contexte de mondialisation et modifient ainsi passablement le travail des scientifiques. De nouvelles revues scientifiques ont vu le jour et accueillent dans leurs pages des chercheurs de différents horizons disciplinaires. Malgré ces échanges transdisciplinaires et transcontinentaux, il demeure néanmoins que les modèles de reconnaissance du travail de qualité font de la publication en anglais non seulement un must, mais la seule avenue de reconnaissance et de promotion pour les chercheurs. Certains craignent que le tout-à-l’anglais conduise à un monolinguisme scientifique et à un appauvrissement d’une réflexion scientifique approfondie, alors que d’autres voient plutôt l’émergence de cette lingua franca des milieux de la recherche comme la seule façon, ou du moins la plus efficace, de faire avancer les connaissances. Existe-t-il une façon spécifique de produire des connaissances scientifiques selon que l’on appartienne à un espace linguistique plutôt qu’à un autre? Ces chercheurs qui publient en anglais, mais qui proviennent des autres espaces linguistiques, apportent-ils des contributions distinctes aux savoirs scientifiques diffusés largement dans l’espace anglophone? Quid de l’espace francophone et des autres espaces linguistiques? En somme, la production scientifique est-elle influencée par le contexte linguistique de provenance des chercheurs?

L’objectif de ce colloque est de lancer une réflexion autour de ces questions en invitant des chercheurs de différentes disciplines à en débattre. Le colloque s'articule autour d'une série de tables rondes où des chercheurs présentent leurs réflexions à ce sujet.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Richard Marcoux
section icon Date : 8 mai 2012

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