pen icon Colloque
quote

La participation à l'entreprise : instaurer des pratiques respectueuses des personnes et de leur environnement. L'expérience de Fondaction.

CN

Membre a labase

Claude Normandin

Résumé de la communication

Il existe divers modes de participation à l'entreprise. La participation à la propriété, aux résultats, à la gouvernance, à la gestion ou aux opérations. Opérant dans un univers en perpétuel changement, l'entreprise est connue comme un système ouvert comprenant des fonctions en interaction entre elles et l'environnement de celle-ci. La gestion participative s'appuie sur la conviction partagée par tous les acteurs de l'entreprise (dirigeants, gestionnaires, syndicat, salariés) à l'effet qu'il ne peut y avoir de réussite durable sans la réalisation des conditions nécessaires au développement harmonieux des personnes. La gestion participative s'appuie sur des valeurs d'autonomie, de liberté, de complémentarité, de responsabilité et de solidarité.La responsabilité sociétale doit s'exercer à tous les niveaux de l'organisation, peu importe la nature de l'entreprise ou son secteur d'activité. C'est d'abord dans ses activités internes que Fondaction agit à cet égard. Dans la gestion des immeubles, dans ses achats, dans ses activités, dans ses relations avec ses clientèles, les dirigeants et les salariés doivent avoir le souci des impacts de leurs pratiques, les questionner et établir de nouveaux standards de qualité. La gestion participative se concrétise dans un développement organisationnel qui favorise la participation des salariés entre autres au processus de fixation des objectifs, à l'organisation de leur travail et à l'amélioration de la performance globale de Fondaction.

Résumé du colloque

Le thème porte sur l’enjeu stratégique de l’engagement et de la contribution des personnes au succès des entreprises collectives que sont les entreprises publiques et d’économie sociale (coopératives, associations, OBNL, mutuelles), et ce, dans tous les rôles que les personnes occupent : travailleurs, gestionnaires, administrateurs, bénévoles, consommateurs, militants, sympathisants, etc.

La première session porte sur la définition du concept de succès ou de performance au sein des entreprises collectives, en lien avec la contribution des personnes. Doit-on simplement adapter à ces entreprises la conception traditionnelle de performance qui s’appuie sur la théorie néoclassique financière et qui limite le succès à la seule création de valeur pour les actionnaires? Ou, favoriser plutôt une définition qui allie performance financière et excellence organisationnelle, tenant ainsi compte de l’intérêt des autres collaborateurs au sein de l’entreprise, voire de la société en général? La deuxième session porte sur les théories et moyens qui en découlent pour favoriser l’engagement et la contribution des personnes au succès des entreprises collectives. Nous examinerons la capacité des entreprises collectives de susciter chez les personnes le désir de s’engager et de participer à la réussite de l’entreprise. Doit-on, comme le laisse entendre la théorie de l’agence, considérer que la seule façon d’obtenir l’engagement des personnes est de répondre à leurs intérêts particuliers (égoïstes)? Ou, à l’instar de plusieurs écrits, soutenir que les personnes peuvent être motivées par le bien public? La troisième session porte sur les méthodes d’évaluation et les formes de reconnaissance des personnes dans les entreprises collectives. Comment favoriser la mobilisation et la motivation des personnes par diverses techniques, entre autres, celles ayant trait à la reconnaissance? Au-delà des primes et des récompenses, quelles sont les nouvelles approches en matière de reconnaissance?

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 8 mai 2012

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :