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La protection des enfants dans les situations d'abus sexuels : apports féministes pour le travail auprès des mères

RC

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Rosemary Carlton : Université de Montréal

Résumé de la communication

This presentation critically explores child protection practices with non-offending mothers in situations of child sexual abuse from a feminist theoretical perspective. Our presentation offers a cursory overview of the key principles and practices that guide child protection assessments and responses to child sexual abuse. We then briefly look back at how non-offending mothers have been centrally placed in the problem and resolution of child sexual abuse, paying particular attention to the shifting terrain from the 1980s onward, wherein mothers have moved from being blameworthy to responsible for protection. Turning to a review of feminist scholarship on mothering we explore a more complex and nuanced child protection practice with women as mothers in the aftermath of child sexual abuse. Our presentation suggests that contemporary child protection practices might eclipse the multiple facets of women's identities and social locations; obscure the complexities of mothers' experiences at the time of and following disclosure; leave little room for alternate sources of protection; and, may well exacerbate their already precarious life circumstances. To this end, we propose a transparency to name mothers as protectors and a narrative approach to draw out their unique experiences and needs in order to most effectively support them in the protection of their children.

Résumé du colloque

La maternité est une construction sociale qui varie dans le temps et dans l’espace. Au Québec, comme dans l’ensemble des sociétés occidentales, on peut identifier un discours dominant et institutionnalisé, qui s’inspire d’une vision idéalisée de l’expérience de femmes américaines-européennes, blanches, hétérosexuelles, de classe moyenne, et qui la présente comme naturelle et universelle. Ce discours contribue à la régulation des femmes et de leur maternité, en les désignant comme ultimement responsables de la santé et du bien-être de leurs enfants et en leur imposant un ensemble des règles et de normes auxquelles elles doivent obéir pour être perçues comme de « bonnes » mères. Cet ensemble de règles et de normes est généralement établi par des « experts » sur le développement des enfants, puis intégré dans les politiques et interventions sociales. Malgré ceci, les femmes ont des expériences différentes de la maternité. Si les femmes ne peuvent échapper au discours dominant, certaines femmes peuvent néanmoins remettre en question certains éléments de ce discours ou y résister. Dans certaines circonstances, la maternité peut aussi être un lieu de pouvoir pour certaines femmes. Bien que la maternité soit fréquemment présentée comme naturelle et universelle, la position sociale des femmes et le contexte dans lequel elles exercent leur maternité influence de façon significative leur expérience de la maternité ainsi que la façon dont elles sont perçues par les gens qui les entourent, incluant les intervenants sociaux. En effet, les femmes qui font partie d’un groupe social marginalisé ou qui vivent dans des conditions sociales précaires ou adverses sont plus susceptibles d’être perçues comme de « mauvaises » mères. Cette tendance est particulièrement présente dans certains champs de l’intervention sociale, dont les services de protection de l’enfance, mais elle est aussi perceptible dans la population générale et dans les médias.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Simon Lapierre
section icon Date : 8 mai 2012

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