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L'anatomie à l'Université Laval 1853-2012

DD

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Denis Desaulniers : Université Laval

Résumé de la communication

De 800 heures sur trois ans en 1853, l'anatomie s'est adaptée aux cours intégrés par système depuis 1990.

Niveau pré-gradué :

Démonstrations sur cadavres dans les systèmes cardiovasculaire, respiratoire, digestif, locomoteur, gynécologique. Neurologique;Cours intensif (et optionnel) d'anatomie générale et dissection sur quatre semaines;Démonstrations sur cadavres d'anatomie macroscopique pour Médecine dentaire, Physiothérapie, Ergothérapie, Orthophonie, Kinésiologie, Sciences infirmières;Cours d'anatomie Tête et Cou et dissection pour Médecine dentaire;Ateliers pré-externat de chirurgie (nœuds, sutures, asepsie).

Niveau gradué :

Anatomie générale et dissection pour les résidents du tronc commun de chirurgie, radiologie, pathologie, réadaptation, gynécologie;Anatomie Tête et Cou et dissection pour les résidents de neuro-chirurgie, plastie, ORL, maxillo-faciale et parodontie; Ateliers de technique chirurgicale pour les résidents de neuro-chirurgie, orthopédie, ORL, chirurgie générale.

Ressources :

Responsables de travaux pratiques ( 1 TC, 1 TP);Chirurgiens des divisions du département de chirurgie;Thanatopraticiens (2);Salle de dissection d'une capacité de 50 étudiants;Dons de corps (60 par année, et croissants).

Conclusion :

L'anatomie est redevenue partie essentielle du cours de Médecine en permettant aux étudiants de « examiner, toucher et palper » au cours de leur initiation à la clinique.

Résumé du colloque

Comment enseigner l’anatomie humaine aux étudiants de médecine d’aujourd’hui et de demain? Quels sont les besoins des futurs médecins et comment y répondre au mieux? C’est le thème du colloque que nous proposons. La question n’a rien de trivial, elle alimente discussions et publications depuis plus de 25 ans et la controverse ne semble pas aboutir. L’enseignement de l’anatomie humaine dans les facultés de médecine s’est considérablement modifié en trois décennies. Le cours traditionnel d’anatomie - environ 250 heures avec dissection complète d’un cadavre en laboratoire pour tous les étudiants des années précliniques - n’est plus que l’exception : trop dispendieux et d’une efficacité plus que discutable si l’on considère la rétention des acquis chez des étudiants qui n’en comprennent souvent pas l’utilité. Le développement de l’apprentissage par problèmes ou par études de cas et autres modules d’auto-apprentissage a entraîné une diminution drastique de l’enseignement de toutes les sciences fondamentales et donc de l’anatomie. La dissection a pratiquement disparu du curriculum, souvent réservée aux formations postgrades quand les laboratoires n’ont pas été tout simplement fermés. Mais n’a-t-on pas « jeté le bébé avec l’eau du bain »? Radiologistes et chirurgiens se plaignent du manque de connaissances de leurs résidents. Ils n’ont ni le temps ni l’envie de faire de la formation fondamentale. Jeunes médecins et résidents disent se sentir souvent moins sûrs d’eux particulièrement en anatomie. Doit-on revenir en arrière? Certainement pas, mais on se doit de repenser l’enseignement de l’anatomie qui doit s’adapter aux besoins actuels, aux avancées spectaculaires de l’imagerie médicale et des techniques chirurgicales qui nécessitent plus que jamais une compréhension tridimensionnelle du corps humain. Et la formation médicale doit en tenir compte. En réunissant cadres et enseignants, étudiants et médecins, nous espérons faire progresser la réflexion.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 8 mai 2012

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