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Le droit à la ville : communauté et contre-discours dans la littérature anglo-québécoise

DB

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Domenico Antonio Beneventi : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Reprenant la notion du « doit à la ville » donc parle Henri Lefebvre, David Harvey affirme que « la liberté de faire et refaire nos villes et nous-mêmes est un des plus précieux et pourtant plus négligés de nos droits humains. » Certains écrivains contemporains créent une forme de « contre-récit » de la ville en montrant comment les pauvres, les sans-abris, les « sans-papiers, » et autres groupes marginalisés créent des liens de solidarité et de communauté dans les espaces cachés de la ville, loin des yeux autoritaires civiques. Cette communication propose d'examiner la communauté « d'en bas » pour démontrer comment les récits de la pauvreté constituent des formes de résistance aux pratiques et discours spatiales qui criminalisent les pauvres dans le discours néo-libéral de la ville-spectacle (Debord). Parmi les romans qui seront analysées on retrouve Cockroach de Rawi Hage (2008), Lullabies for Little Criminals, de Heather O'Neill (2006), et Bottle Rocket Hearts de Zoe Whitall (2007).

Résumé du colloque

Organisé par le Centre de ressources pour l’étude des Cantons-de-l’Est (CRCE) et le Réseau de recherche sur les communautés québécoises d’expression anglaise (RRCQEA), en partenariat avec Quebec Community Groups Network et l’Équipe de recherche interuniversitaire sur la littérature anglo-québécoise (ÉRILAQ), le colloque aborde les façons de lier la recherche sur les communautés d’expression anglaise du Québec à la politique et à l’intervention.

Nous explorerons divers aspects de ce thème, notamment :

Comment la recherche universitaire officielle, spécialisée dans des domaines comme la littérature ou la sociologie, pourrait‑elle contribuer à soutenir les communautés d’expression anglaise du Québec et à renforcer leur vitalité? Comment les groupes communautaires et les responsables des politiques (pouvoirs publics et organisations non gouvernementales) pourraient‑ils accéder à la recherche et l’interpréter de manière significative dans leur travail?

Comment pourrions‑nous, en tant que collectivité, élaborer des projets de recherche à la fois dynamiques et participatifs, et favoriser le transfert des connaissances tout en tenant compte des besoins des chercheurs et de ceux des membres de la communauté?

Quelles possibilités, voire quels défis, accompagneront la création de liens entre chercheurs, groupes communautaires et pouvoirs publics?

Quelle infrastructure de recherche (groupes de chercheurs, bibliographies, sites Web, colloques, etc.) est nécessaire pour améliorer l’efficacité des partenariats entre représentants des secteurs de la recherche, des pouvoirs publics et de la communauté?

Le colloque abordera ces questions lors de séances (et de tables rondes) organisées par discipline : éducation, histoire, diversité et immigration, économie, santé, littérature. Une table ronde portera également sur l’état de la recherche dans son ensemble.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 8 mai 2012

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