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France St-Hilaire : Université de Sherbrooke
De plus en plus d'études rapportent un lien entre les comportements de supervision et la santé psychologique au travail (SPT) (ex. : Westerlund et coll., 2010). Toutefois, le rôle de l'employé – par ses comportements, ses pratiques de travail – n'a pas été abordé dans la littérature. Or, les employés ont également un rôle à jouer en SPT; par leurs pratiques de travail, ils peuvent avoir un effet salutaire ou délétère sur leur gestionnaire ou leurs collègues. Si l'idée que les employés puissent avoir un effet sur la SPT semble évidente, nous n'en connaissons pas les manifestations concrètes. Des entrevues semi-dirigées ont été menées auprès de 70 participants (45 employés et 25 gestionnaires) provenant d'une organisation publique québécoise. L'analyse a été réalisée selon une méthode inductive et a été soumise à un accord interjuges. Les résultats montrent une variété de pratiques de travail spécifiques (PTS) (n=35) en lien avec la SPT. S'il y a un écart important entre les PTS rapportées par les gestionnaires et les employés, ces derniers rapportent surtout des pratiques de nature passive. Les retombées théoriques et pour le développement d'intervention en SPT seront abordées.
Ce colloque interrogera les chercheurs du réseau sur les liens entre le savoir et l’action dans le domaine de la santé et sécurité au travail (SST), selon une perspective propre aux réflexions menées par le RRSSTQ incluant, entre autres, sur la dynamique de l’usager en transfert de connaissances. La santé et la sécurité au travail est profondément tributaire des décisions qui se prennent au quotidien dans les organisations, mais aussi des grandes orientations sociétales et des profondes mutations en cours. Ses acteurs sont multiples et les transformations implantées dans les milieux de travail – qu'elles soient techniques, organisationnelles ou en termes de main-d’œuvre – s’instaurent à un rythme de plus en plus rapide. Il nous apparaît que dans certains cas, le savoir scientifique ne précède plus les grandes transformations. Les technologies, en particulier, évoluent à un rythme de plus en plus désynchronisé avec le savoir. Plus que jamais, la question se pose donc : « quel savoir devons-nous développer pour bénéficier un impact réel et positif sur la SST? ».
Le colloque désire mettre l’accent en particulier sur trois aspects : 1) La modernisation du régime de SST, car il est susceptible d’avoir un impact important sur la dynamique savoir-agir; 2) Les problématiques émergentes en SST, en particulier les nanotechnologies, l’intégration de la jeune main-d’œuvre et les emplois verts; 3) Les problématiques qui sont en forte progression, telles les problèmes de santé psychologique et l’intégration de la main-d’œuvre immigrante.
Le savoir, tel qu’on l’entend dans ce colloque, réfère aux connaissances, mais aussi aux expériences, aux perspectives et aux représentations. Il réfère au savoir des chercheurs mais aussi à celui issu des milieux que ces premiers cherchent à décoder. L’agir réfère en particulier aux décideurs, quel que soit leur niveau.
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