Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
François Grin
La question des langues de l'enseignement et de la recherche a acquis en fort peu de temps le statut d'une question brûlante, comme en témoigne la multiplication des publications et colloques sur ce thème en moins d'une décennie. Toutefois, de nombreux acteurs (chercheurs, instances de coordination interuniversitaires, sociétés savantes, organes de financement de la recherche) semblent aborder le sujet en tenant relativement peu compte des travaux déjà des lancés par ailleurs. Ce foisonnement de travaux et d'activités converge-t-il vers quelques idées-force ? Y a-t-il au contraire dispersion et émiettement ? S'il n'est guère possible, sauf à se lancer dans un bilan encyclopédique des travaux, de prétendre dégager une vision d'ensemble, on peut toutefois essayer de repérer quelques convergences et divergences entre différents groupes de travaux. Dans cette présentation, on tente l'exercice à partir d'une comparaison, réalisée sur mandat de la Délégation à la langue française de Suisse romande, entre des travaux produits en langue française, anglaise et allemande.
La production scientifique s’inscrit de plus en plus dans un espace de communication des savoirs où les frontières existantes sont extrêmement poreuses. Les réalités de l’interdisciplinarité s’ajoutent au contexte de mondialisation et modifient ainsi passablement le travail des scientifiques. De nouvelles revues scientifiques ont vu le jour et accueillent dans leurs pages des chercheurs de différents horizons disciplinaires. Malgré ces échanges transdisciplinaires et transcontinentaux, il demeure néanmoins que les modèles de reconnaissance du travail de qualité font de la publication en anglais non seulement un must, mais la seule avenue de reconnaissance et de promotion pour les chercheurs. Certains craignent que le tout-à-l’anglais conduise à un monolinguisme scientifique et à un appauvrissement d’une réflexion scientifique approfondie, alors que d’autres voient plutôt l’émergence de cette lingua franca des milieux de la recherche comme la seule façon, ou du moins la plus efficace, de faire avancer les connaissances. Existe-t-il une façon spécifique de produire des connaissances scientifiques selon que l’on appartienne à un espace linguistique plutôt qu’à un autre? Ces chercheurs qui publient en anglais, mais qui proviennent des autres espaces linguistiques, apportent-ils des contributions distinctes aux savoirs scientifiques diffusés largement dans l’espace anglophone? Quid de l’espace francophone et des autres espaces linguistiques? En somme, la production scientifique est-elle influencée par le contexte linguistique de provenance des chercheurs?
L’objectif de ce colloque est de lancer une réflexion autour de ces questions en invitant des chercheurs de différentes disciplines à en débattre. Le colloque s'articule autour d'une série de tables rondes où des chercheurs présentent leurs réflexions à ce sujet.
Titre du colloque :
Thème du colloque :