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Marie-Ève Dufour : Université Laval
Force est de constater que les employés sont de plus en plus cyniques. Les changements observés dans la relation d'emploi, les nombreux scandales financiers ou encore diverses pratiques implantées dans les organisations résultent en une main-d'œuvre de plus en plus désillusionnée. Mieux comprendre le cynisme, une considération importante dans l'examen des relations employeur-employé, s'impose alors comme un sujet d'un grand intérêt théorique et pragmatique. Dans cette optique, notre recherche vise donc à étudier les conditions d'emploi dont le non respect affecte le cynisme cognitif. Pour mieux refléter la complexité des milieux de travail, nous étudions également l'influence médiatrice de l'adéquation entre les individus et les organisations. Basée sur une enquête effectuée auprès de 959 employés canadiens, notre étude permet d'une part de mieux comprendre cette attitude qui entraîne une remise en question de l'intégrité de l'organisation et qui peut agir comme la voix de la conscience de cette dernière. D'autre part, elle contribue à l'identification de moyens pouvant servir à la diminuer.
Ce colloque interrogera les chercheurs du réseau sur les liens entre le savoir et l’action dans le domaine de la santé et sécurité au travail (SST), selon une perspective propre aux réflexions menées par le RRSSTQ incluant, entre autres, sur la dynamique de l’usager en transfert de connaissances. La santé et la sécurité au travail est profondément tributaire des décisions qui se prennent au quotidien dans les organisations, mais aussi des grandes orientations sociétales et des profondes mutations en cours. Ses acteurs sont multiples et les transformations implantées dans les milieux de travail – qu'elles soient techniques, organisationnelles ou en termes de main-d’œuvre – s’instaurent à un rythme de plus en plus rapide. Il nous apparaît que dans certains cas, le savoir scientifique ne précède plus les grandes transformations. Les technologies, en particulier, évoluent à un rythme de plus en plus désynchronisé avec le savoir. Plus que jamais, la question se pose donc : « quel savoir devons-nous développer pour bénéficier un impact réel et positif sur la SST? ».
Le colloque désire mettre l’accent en particulier sur trois aspects : 1) La modernisation du régime de SST, car il est susceptible d’avoir un impact important sur la dynamique savoir-agir; 2) Les problématiques émergentes en SST, en particulier les nanotechnologies, l’intégration de la jeune main-d’œuvre et les emplois verts; 3) Les problématiques qui sont en forte progression, telles les problèmes de santé psychologique et l’intégration de la main-d’œuvre immigrante.
Le savoir, tel qu’on l’entend dans ce colloque, réfère aux connaissances, mais aussi aux expériences, aux perspectives et aux représentations. Il réfère au savoir des chercheurs mais aussi à celui issu des milieux que ces premiers cherchent à décoder. L’agir réfère en particulier aux décideurs, quel que soit leur niveau.
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