Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Samia Amor : Université de Montréal
Aujourd'hui, le rapport migration/ religion fait l'objet d'une visibilité universitaire par la combinaison de deux phénomènes : l'intensification du flux migratoire et l'apparition de certains signes religieux dans la sphère publique.
La recherche à l'origine de cette présentation, met en lumière les tensions dans les représentations, les modes d'identification et d'utilisation des référents religieux vécues par les Qmoa au moment de la prise de décision du divorce. Il s'agit d'un état qui résulte, entre autre, d'une « acculturation » au sens de processus de « changements du modèle culturel originel consécutivement à un contact continu et direct » avec une autre culture, en l'occurrence la culture québécoise.
La présentation se propose de faire état de 2 axes. Dans le premier axe sera étudiée, à partir de l'analyse des jugements rendus par la Cour supérieure du Québec, l'influence de l'élément religieux dans la prise de décision de la rupture matrimoniale. Dans le second axe sera exposé de manière sommaire, les résultats d'une analyse des entrevues sur la double reconfiguration, tant au niveau du rapport homme femme que du rapport à l'islam, du parcours migratoire. À partir de l'angle de l'acculturation, cette présentation conclura sur la recomposition identitaire religieuse en aval de l'équation Québécoises musulmanes d'origine algérienne – islam et migration
Le progrès scientifique prédisait le déclin, voire l’extinction de la religion. Pourtant, elle est d’actualité. Nous envisageons dans le cadre de ce colloque d’explorer les mutations du religieux dues à la migration. D’un côté, des immigrants reçus s’installent aspirant à être acceptés dans leurs identités culturelles, y compris religieuses. De l’autre, des réfugiés, privés des droits de citoyens, cachés du débat public, bien que présents dans la société tentent de préserver leurs pratiques religieuses. En parallèle, une émigration intra-religieuse se développe pour fournir des cadres ecclésiaux, là où ils sont en pénurie.
Comment les croyants issus de toutes les traditions participent-ils à la production de nouvelles catégories identitaires ? Est-ce qu’ils adoptent, rejettent ou négocient la religion ? Sujets citoyens, ils vivent, pour les uns, une « acculturation », c’est-à-dire un changement dans les modèles originaux de pratiques du fait d’un « contact continu et direct » avec des cultures différentes, et pour les autres, une « inculturation », c’est-à-dire l’insertion de leur expérience religieuse dans l’enrichissement de la culture religieuse de la société d’accueil. Au-delà de leur perception par les populations locales, l’installation définitive de ces croyants met en lumière des zones de tension souvent attribuées à un conflit axiologique plutôt qu’à des politiques d’intégration. Or, cette perception d’une opposition de valeurs semble bien illusoire, car il s’agit d’un processus complexe de négociation entre les valeurs d’ici et d’ailleurs, une négociation qui commence avant tout avec une reconnaissance réciproque et une déconstruction des préjugés. Ce colloque permettra de mieux cerner les transformations religieuses dans la perspective d’expériences issues de parcours migratoires particuliers.
Axe 1 – Femmes et religions
Axe 2 – Communautés religieuses et pratiques
Axe 3 – Gestion du religieux
Axe 4 – Questions théoriques
Axe 5 – Diversité religieuse et État