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Geoffroy Desautels : Université Laval
Les populations autochtones du Nord Canada sont depuis longtemps confrontées à des problèmes sociaux-économiques gangrénant leur développement. Au début des années 1990, les conclusions de la Commission royale sur les peuples autochtones allait mettre en exergue l'importance d'intégrer et d'autonomiser les peuples autochtones par rapport à la gestion des politiques publiques les concernant.
Afin de produire une évaluation de meilleure qualité et davantage utilisée, des mesures ont été développées s'assurant que l'évaluation de programme autochtone accorde une place de choix à la sensibilité culturelle, tout en intégrant des participants locaux au processus évaluatif. Dans cette étude, nous avons donc effectué un survol de l'évaluation de programme autochtone en vérifiant comment les priorités découlant des nouveaux objectifs de gouvernance autochtone transcendent l'évaluation de programme. Une analyse effectuée suite à la codification de rapports, nous aura permis de comprendre l'importance de la sensibilité culturelle et d'observer de quelle manière des approches participatives sont intégrées au sein de l'évaluation de programme autochtone. Il a donc été possible de constater que la sensibilité culturelle s'intègre graduellement à l'évaluation autochtone. Enfin, nous avons observé un recours occasionnel à des approches participatives, mais qu'il ne s'agit pas là d'une tendance lourde, les approches systématiquement technocratiques étant encore largement employées.
Dans une perspective de transfert de ses expertises et de ses résultats de recherches évaluatives, le Centre de recherche et d’expertise en évaluation (CREXE) de l’ENAP propose un colloque sur l’évaluation de programme et des politiques publiques (www.crexe.enap.ca).
Ce colloque s'intéresse à l’évolution de la pratique de l’évaluation au cours des quinze dernières années. Il examine aussi la complexité grandissante du contexte dans lequel l’évaluation des politiques gouvernementales se déploie (par exemple, les changements dans les modalités d’actions de l’État) et s’intéresse aux évolutions rendues incontournables dans la praxis de l’évaluation. Trois questions importantes sont abordées : 1) Est-ce que les efforts gouvernementaux visant l’institutionnalisation et la promotion de l’évaluation ont permis de renforcer la pratique de l’évaluation? 2) Quels sont les principaux enseignements (pratiques exemplaires, conditions de succès, difficultés, etc.) de la pratique évaluative dans les différents secteurs de l’intervention gouvernementale (santé et services sociaux, affaires autochtones, développements durable et économique, protection du consommateur, affaires municipales)? 3) Quels sont les défis à relever pour les prochaines années en matière d’évaluation des politiques publiques et d’utilisation des résultats de l’évaluation?
Les conférenciers, qui proviennent de la communauté des évaluateurs-praticiens, des secteurs gouvernementaux (provincial et fédéral), universitaires et privé, exploreront la nature et l’ampleur des défis auxquels sont confrontés les évaluateurs et les gestionnaires au Québec, au Canada et à l’international, relativement à la pratique de l’évaluation de programme. Ils offriront aussi des réponses inspirantes, transférables et adaptables aux exigences de la pratique évaluative dans divers secteurs d’intervention. Un intérêt particulier sera accordé aux praxis de l'évaluation par rapport à la conceptualisation herméneutique.
Titre du colloque :