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L'OICSF : plus qu'une bibliothèque virtuelle

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Élias Rizkallah : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Sur la base de plusieurs logiciels open source, l'équipe du centre d'études Desjardins (HEC) a développé un système d'information en ligne multilingue qui permet de gérer des documents, des données qualitatives et quantitatives d'institutions et leurs membres, soit l'Observatoire international des coopératives de services financiers (OICSF). Cette présentation de la plateforme de l'OICSF couvrira ses trois composantes principales (GS, BDI et BV), autant du côté administrateur que du côté utilisateur final. D'abord, un survol de la gestion du système (GS), composante d'administration, servant à gérer les membres, les administrateurs, les types d'inscription, les niveaux d'accès et les entités (institutions, pays, personnes physiques). Ensuite sera abordée la banque de données sur les institutions (BDI), une BD à gestion dynamique de variables quantitatives et qualitatives sur les coopératives de services financiers (CSF). Enfin, un long développement sera réservé à la composante bibliothèque virtuelle (BV) qui comprend une collection de documents de littérature grise provenant des 32 CSF partenaires. La BV est un quasi-système intégré de gestion de bibliothèque (SIGB) virtuel comprenant un module d'acquisition (dépôt institutionnel), de gestion dynamique de la structure (du style FRBR) et de l'indexation (via Lucene) des données, de catalogage et de recherche d'information. Finalement seront discutées les possibilités d'adapter la plateforme à d'autres milieux de diffusion.

Résumé du colloque

Les bibliothèques numériques représentent un secteur d’activités et de recherche actif depuis une quinzaine d’années. Né de l’informatique, il en dépasse les frontières : il vise les systèmes contenant des collections de ressources numériques (textes, images, vidéos...) avec les services assurés aux utilisateurs sur la base de politiques définies. Si le volet technologique a prédominé dans les débuts des travaux de recherche et de développement, ce domaine d’étude est aujourd'hui véritablement multidisciplinaire et interpelle les chercheurs en sciences de l’information (bibliothéconomie et archivistique), en muséologie, en informatique, en traitement automatique de la langue (sur le contenu textuel) ou en droit (sur les droits d’auteur relatifs à la diffusion); à ceux-ci s’ajoutent tous les champs d’application qui bénéficient de la mise sur pied d’une bibliothèque numérique spécialisée.

Des exemples de bibliothèques numériques incluent les suivantes : Érudit (« Portail canadien de revues, de dépôt d'articles et d'ouvrages électroniques »); Europeana (contenant « les ressources numériques des musées, des bibliothèques, des archives et des collections audiovisuelles européennes »); le projet Gutenberg (collection de livres numérisés); le Musée virtuel de la Nouvelle-France; Synergies (plateforme de diffusion et de résultats de la recherche en sciences humaines et sociales publiés au Canada); The Internet Archive; le Google Art Project. Il en existe des centaines, sinon des milliers d’autres.

Les bibliothèques numériques ont des aspects technologiques et sociaux intimement reliés : la technologie développée vise à faciliter le repérage de sources d’information et l’accès à celles-ci dans le but de mieux servir ses utilisateurs. Mais plusieurs questions restent en suspens, dont les enjeux juridiques de la diffusion, la technologie utile à déployer, les politiques à établir et les modèles économiques à développer. C'est ce que ce colloque vise à explorer.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 8 mai 2012

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