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Réjean Duplain : À déterminer
L'apprentissage de l'anatomie est fondamental pour la pratique de la chirurgie et celle de l'imagerie médicale. Mais qu'en est-il de la médecine familiale? Le médecin de famille doit maitriser deux processus fondamentaux dans son rôle d'expert : le raisonnement clinique qui lui permet de formuler des hypothèses diagnostiques pertinentes et un jugement fondé qui lui permet d'assurer la sécurité du patient dans l'investigation et la thérapeutique.
La connaissance de l'anatomie est une des ressources qui permet au médecin de famille de bien formuler ses hypothèses diagnostiques. Les douleurs musculo squelettiques (25% des consultations), les douleurs abdominales, les douleurs thoraciques, les symptômes neurologiques, rencontrés quasi quotidiennement, nécessitent cette maitrise de l'anatomie pour une approche diagnostique rationnelle et systématique.
L'utilisation des notions anatomiques y est faite cependant d'une façon très spécifique: celles-ci sont intégrées avec l'histologie, la pathologie et la physiologie dans une compréhension dynamique du problème. Ce clinicien utilise des notions basées sur la même anatomie, mais mobilisées dans un angle très différent en termes de séquences et liens logiques en comparaison à son enseignement classique.
À l'aide d'exemples nous posons la question de l'utilité de l'enseignement classique de l'anatomie. Comment pourrait-on y maximiser l'apprentissage des compétences attendues
Comment enseigner l’anatomie humaine aux étudiants de médecine d’aujourd’hui et de demain? Quels sont les besoins des futurs médecins et comment y répondre au mieux? C’est le thème du colloque que nous proposons. La question n’a rien de trivial, elle alimente discussions et publications depuis plus de 25 ans et la controverse ne semble pas aboutir. L’enseignement de l’anatomie humaine dans les facultés de médecine s’est considérablement modifié en trois décennies. Le cours traditionnel d’anatomie - environ 250 heures avec dissection complète d’un cadavre en laboratoire pour tous les étudiants des années précliniques - n’est plus que l’exception : trop dispendieux et d’une efficacité plus que discutable si l’on considère la rétention des acquis chez des étudiants qui n’en comprennent souvent pas l’utilité. Le développement de l’apprentissage par problèmes ou par études de cas et autres modules d’auto-apprentissage a entraîné une diminution drastique de l’enseignement de toutes les sciences fondamentales et donc de l’anatomie. La dissection a pratiquement disparu du curriculum, souvent réservée aux formations postgrades quand les laboratoires n’ont pas été tout simplement fermés. Mais n’a-t-on pas « jeté le bébé avec l’eau du bain »? Radiologistes et chirurgiens se plaignent du manque de connaissances de leurs résidents. Ils n’ont ni le temps ni l’envie de faire de la formation fondamentale. Jeunes médecins et résidents disent se sentir souvent moins sûrs d’eux particulièrement en anatomie. Doit-on revenir en arrière? Certainement pas, mais on se doit de repenser l’enseignement de l’anatomie qui doit s’adapter aux besoins actuels, aux avancées spectaculaires de l’imagerie médicale et des techniques chirurgicales qui nécessitent plus que jamais une compréhension tridimensionnelle du corps humain. Et la formation médicale doit en tenir compte. En réunissant cadres et enseignants, étudiants et médecins, nous espérons faire progresser la réflexion.
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