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Mobilité urbaine, accessibilité, inégalités sociale : de la connaissance à l'action. Le cas de l'agglomération lyonnaise

FP

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Florence Paulhiac Scherrer : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

S'interroger sur les stratégies mises de l'avant par les villes pour atténuer les iniquités qu'entrainent les différentes mobilités renvoie à deux interrogations, l'une sur les modalités d'intégration des enjeux sociaux par les politiques urbaines durables, l'autre sur la cohérence effective de l'action publique face à la complexité des enjeux urbains. Notre communication propose de répondre à la première interrogation en analysant les conditions de prise en compte, par les politiques urbaines, des inégalités socio-spatiales de mobilité quotidienne et d'accès au territoire métropolitain. Nous analysons, dans le cas de l'agglomération lyonnaise, les politiques en charge des questions de mobilité (déplacements urbains, offre de transport collectif, politiques temporelles et d'insertion). Après une revue des politiques et de leurs objectifs, nous analyserons les outils de pilotage de l'action susceptibles de favoriser une meilleure prise en compte des inégalités de mobilité. Notre objectif est double: établir un lien entre les types d'outils de mesure et d'expertise et la nature de la connaissance produite; mettre en lumière les conditions de circulation des connaissances produites et leur portée sur la production des politiques de mobilité.

Résumé du colloque

Longtemps considérée comme le simple résultat des effets de friction de l’espace sur l’accessibilité des territoires, la mobilité est aujourd’hui davantage considérée comme un élément contribuant à la constitution du capital territorial, soit l’ensemble des ressources au sein d’un territoire qu’un individu peut mobiliser pour améliorer ses conditions de vie et de bien-être. Cette forme de capital varie en fonction du territoire de référence, des ressources disponibles au sein de celui-ci et des compétences individuelles. Avoir la maîtrise de sa mobilité constitue ainsi une source de pouvoir et contribue au développement et au maintien des identités individuelles et collectives. Or, l’étalement urbain, rendu possible par l’évolution des technologies de transport et plus visible avec le phénomène de métropolisation, crée des espaces de vie complexes et étendus, où les déplacements sont nombreux, où les échanges en face à face de plus en plus difficiles et où peuvent émerger divers conflits.

De plus en plus, les recherches sur la mobilité vont au-delà du couple mobilité-déplacement pour s’intéresser davantage au lien entre la mobilité et la qualité de vie, mettant en relief les différences et l’évolution des compétences de mobilité individuelles ainsi que des perceptions et des significations des déplacements et des territoires. Le droit à la mobilité est-il devenu le nouveau droit à la ville? Les potentiels de mobilité risquent-ils de créer et d’accentuer des inégalités spatiales, voire d’engendrer de nouvelles situations d’exclusion s’ajoutant à celles déjà bien connues? En s’intéressant au couple mobilité-interaction, le colloque traite de la mobilité à la fois comme source d’inclusion et d’exclusion et surtout comme génératrice et tributaire de pratiques spatiales émergentes. Il aborde la mobilité (et l’immobilité) en s’intéressant davantage aux échanges, aux possibilités d’interactions qu’elle permet… ou pas.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 8 mai 2012

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