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La production scientifique s’inscrit de plus en plus dans un espace de communication des savoirs où les frontières existantes sont extrêmement poreuses. Les réalités de l’interdisciplinarité s’ajoutent au contexte de mondialisation et modifient ainsi passablement le travail des scientifiques. De nouvelles revues scientifiques ont vu le jour et accueillent dans leurs pages des chercheurs de différents horizons disciplinaires. Malgré ces échanges transdisciplinaires et transcontinentaux, il demeure néanmoins que les modèles de reconnaissance du travail de qualité font de la publication en anglais non seulement un must, mais la seule avenue de reconnaissance et de promotion pour les chercheurs. Certains craignent que le tout-à-l’anglais conduise à un monolinguisme scientifique et à un appauvrissement d’une réflexion scientifique approfondie, alors que d’autres voient plutôt l’émergence de cette lingua franca des milieux de la recherche comme la seule façon, ou du moins la plus efficace, de faire avancer les connaissances. Existe-t-il une façon spécifique de produire des connaissances scientifiques selon que l’on appartienne à un espace linguistique plutôt qu’à un autre? Ces chercheurs qui publient en anglais, mais qui proviennent des autres espaces linguistiques, apportent-ils des contributions distinctes aux savoirs scientifiques diffusés largement dans l’espace anglophone? Quid de l’espace francophone et des autres espaces linguistiques? En somme, la production scientifique est-elle influencée par le contexte linguistique de provenance des chercheurs?
L’objectif de ce colloque est de lancer une réflexion autour de ces questions en invitant des chercheurs de différentes disciplines à en débattre. Le colloque s'articule autour d'une série de tables rondes où des chercheurs présentent leurs réflexions à ce sujet.