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Françoise Lathoud
Inspirée d'une démarche réflexive comprenant des étapes de prise de conscience d'attitudes et de représentations liées à l'éducation et à l'environnement, de l'exploration des visions du monde sous-jacentes, de l'historique de leur émergence aux niveaux culturel, social et personnel et éventuellement d'une certaine transformation sur les plans pratiques et symboliques, je présenterai mon expérience familiale bi-culturelle en m'appuyant sur des méthodes de recherche et de communication autochtones, notamment décrites par Alice Keewatin (2002), telles que l'histoire de vie, l'utilisation du « je », l'étude de mon propre milieu de vie, l'intégration de la recherche et du quotidien
Sur le plan social, choisir la vie en forêt sur le territoire ancestral atikamekw comme contexte éducatif, c'est faire notre petite part dans la conservation de la diversité culturelle en permettant l'éducation des enfants dans le paradigme éducationnel autochtone, caractérisé comme symbiosynergique dans la typologie de Bertrand et Valois (1999). La juxtaposition de l'apprentissage de la culture écrite (la mienne), « à domicile » et « en cours de route », contribuerait, dans une infime mesure, au changement nécessaire aux sciences contemporaines en permettant la construction de savoirs contextualisés, globalisant et personnalisés faisant défaut dans les systèmes éducatifs formels. Au-delà des concepts, cette expérience d'éducation bi-culturelle a aussi des limites.
??L’environnement est au cœur de débats sociaux sur des questions émergeantes, en particulier autour de projets de « développement » qui soulèvent des mouvements de résistance. Il s’agit alors de « questions socialement vives » qui interpellent le monde de l’éducation. Pensons aux problématiques associées au gaz de schiste, aux changements climatiques, à la déforestation, aux OGM, etc. Comment l’éducation peut-elle se saisir de telles situations conflictuelles pour questionner la dimension écologique de notre identité et pour explorer les dynamiques d'engagement individuel et collectif?
L’environnement est la trame essentielle de nos vies : air, eau, aliments, etc. Ce que nous sommes est relié aux caractéristiques des environnements dans lesquels nos vies se déploient. En retour, nous transformons nos environnements en fonction de notre identité, de notre vision du monde et de nos engagements. Notre rapport à l'environnement est directement lié à notre façon de nous engager dans le monde, individuellement et collectivement, dans les différentes sphères des nos vies quotidiennes comme à travers l'action de nature politique.
Ce colloque aborde les questions d’identité et d’engagement par le prisme de l’éducation relative à l’environnement (ERE) dont l’une des visées est le développement d’une écocitoyenneté et la contribution à l'avènement d'une « démocratie écologique » où les débats deviennent source d'apprentissage collectif.
Les communications traiteront de situations éducatives ou apporteront des analyses et réflexions tant en ce qui concerne les milieux d'éducation formelle (aux différents ordres d'enseignement) que les milieux non formels (ONG, parcs, musées, etc.) et les contextes informels (dont l'apport des médias).