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Un regard comparatif sur les grilles de sélection québécoise et fédérale des travailleurs qualifiés : une modification des critères est-elle nécessaire?

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Gabriel Hoidrag : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Selon la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés du Canada, la sélection des travailleurs qualifiés se fait en fonction de leur capacité à réussir leur établissement au Canada. L'étranger qui dépose une demande d'immigration afin d'être sélectionné comme travailleur qualifié doit répondre à certaines exigences en matière d'éducation, d'expérience professionnelle ou de connaissances linguistiques. Qu'il s'agisse d'un travailleur qualifié à destination Québec ou Canada, une grille de sélection évalue dans quelle mesure le candidat à l'immigration a les compétences nécessaires pour réussir son établissement économique sur le territoire canadien. C'est l'objectivité, la cohérence et l'utilité des critères de sélection que nous analyserons en utilisant une approche comparative entre les grilles de sélection québécoise et fédérale. Ainsi, cette analyse se penchera sur les différences et les similitudes entre les deux grilles de sélection tout en tenant compte du contexte historique et politique dans lequel elles se sont développées. Ensuite, un regard particulier sera posé sur la pertinence des critères de sélection de l'époux ou du conjoint du requérant principal dans un contexte où celui-ci sera aussi un chercheur d'emploi. Finalement, notre analysese concluera par une réflexion sur les possibles modifications que les grilles pourraient subir afin de les rendre plus objectives et plus adaptées aux réalités du marché du travail.

Résumé du colloque

De tout temps des facteurs de répulsion, tels que les difficultés politiques, économiques et la pression démographique ont incité des individus à quitter leur pays. Plus récemment, la multiplication des moyens de communication et les réseaux qui se sont tissés entre les diasporas et les citoyens demeurés au pays d’origine contribuent à la diffusion de facteurs d’attraction qui stimulent l’immigration, comme l’attrait de la société de consommation, un régime politique plus démocratique, des salaires plus compétitifs et un filet de protections sociales plus étendu. La multiplication des accords de commerce, la mondialisation des échanges de toutes natures et l’avènement de la communauté européenne sont des exemples de phénomènes ayant fortement contribué à la remise en question du rôle traditionnel des États et des frontières. C’est dans ce contexte d’intégration économique qu’il est possible de mieux comprendre, du moins en partie, les mouvements migratoires volontaires.

Plusieurs États occidentaux veulent maintenir leur productivité et ralentir le vieillissement de leur population. Il y a une réelle compétition pour se doter de ressources humaines qui favoriseront l’essor d’une économie du savoir. Alors que le Canada et le Québec ont fait le choix d’avoir des politiques migratoires qui favorisent la venue de travailleurs migrants, il semble exister un clivage entre les idéaux et la réalité socioéconomique de ces derniers, notamment lorsqu'il est question d'accès au marché du travail. Des statistiques démontrent que les immigrants affichent un taux de chômage plus élevé que les Canadiens nés au pays. Une fois le processus complété, plusieurs migrants se butent aux obstacles de reconnaissance de leurs acquis. Au Canada comme ailleurs, les travailleurs migrants, qu'ils soient qualifiés ou non, doivent faire face à de nombreux défis pour faire respecter leurs droits.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 8 mai 2012

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