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Ana Paula Burg : Université de Montréal
Nous nous interrogeons sur les liens entre violence institutionnelle, médias et méga-événements. Nous cherchons notamment à comprendre comment la presse écrite brésilienne, à travers la couverture en ligne de méga-événements, décrit des actions pouvant être perçues comme des actes potentiellement violents envers la population. Nous analyserons les contributions données par la communauté scientifique autour des méga-événements en tant qu'objets médiatiques capables de changer les paysages sociaux, surtout la Coupe du Monde de 2014 et les Jeux olympiques de 2016, au Brésil. Concernant ce cas, nous voulons déterminer de quelles manières les journalistes abordent les enjeux sociaux liés à ces méga-événements par les représentations qu'ils utilisent pour décrire les différents acteurs et groupes sociaux qui y sont mobilisés.
Nous explorerons la littérature scientifique sur les représentations émergeant des enjeux sociaux qui se reflètent déjà dans le paysage urbain de certaines villes brésiliennes. À Rio de Janeiro, par exemple, le gouvernement met en place des programmes d'embellissement ayant comme conséquence le réaménagement des milliers de familles pour faire place à des infrastructures dont le seul but semble être celui de répondre aux exigences imposées par le Comité olympique international.
Dans cet esprit, la présentation abordera des réflexions d'ordre théorique, épistémologique et méthodologique sans pour autant offrir des réponses définitives à ces questions.
Depuis sa première édition, le colloque international Discours, représentations et argumentation propose d’explorer la problématique entourant les rapports entre ces trois dimensions interreliées de la communication. Alors que cette problématique peut être étudiée sous des angles variés, les discours sont au cœur de toute communication. Que celle-ci soit axée sur un support linguistique ou sur d’autres formes (visuelles, sonores, tactiles, multimédias), la communication repose sur l’organisation des contenus cognitifs, affectifs et moraux des représentations. En matière d’argumentation, le logos a connu plusieurs usages tout au long de l’histoire, pouvant être interprété comme discours, mot, représentation, raison, logique, etc. Certaines interprétations s’ouvrent davantage vers les contenus de sorte que le débat philosophique et scientifique a, de plus en plus, traité de la représentation non seulement selon le point de vue des structures cognitives du logos, mais également des contenus affectifs – pathos – moraux – éthos – des communications.
Pour la deuxième édition du colloque, notre proposition mise sur la problématique contemporaine du dialogue et de la violence communiqués par des discours, par les rapports entre ses représentations et arguments. Nous aimerions confronter des approches différentes, voire opposées, et en discuter à la lumière de travaux de deux types de producteurs de savoirs dans le domaine thématique du colloque : celui de chercheurs établis et celui d’étudiants-chercheurs provenant d’universités francophones québécoises (UdM, UQÀM, ULaval et USherbrooke). Nous croyons que le débat autour des représentations sous-jacentes à ces diverses manifestations discursivo-argumentatives permettra de réfléchir sur les mécanismes cognitifs, affectifs et éthiques de la communication et, surtout, des conséquences sociopolitiques des contextes de dialogue et de violence.